Roller derby : ça glisse depuis Bliss

Sport encore méconnu il y a quelques années, le roller derby a désormais la côte et les équipes ne cessent de fleurir en France. La sortie du film Bliss en 2010 a largement contribué à relancer cette discipline qui repose avant tout sur l’esprit d’équipe.

 
 

Les tenues au style punk/rock de Bliss ne suffisent pas à devenir une patineuse. Capture d'écran YouTube.
Les tenues au style punk/rock de Bliss ne suffisent pas à devenir une patineuse. Capture d’écran YouTube.

Sport d’équipe de contact, le roller derby a connu une véritable renaissance à la sortie du film Bliss en janvier 2010. S’il attire largement des femmes, tout le monde peut évidemment faire partie d’une équipe et enfiler une tenue et des patins. Car le roller derby n’est pas qu’un sport mais un véritable exutoire bienveillant ou la tolérance et l’entraide glissent ensemble. Si le film de Drew Barrymore a relancé le concept en France, ce sont les réseaux sociaux qui ont favorisé la création d’une multitude d’équipes. Mais les tenues au style punk/rock de Bliss ne suffisent pas à devenir une patineuse. Le roller derby est un sport très physique : musculation, footing, entraînement… Il faut être régulier et toujours maintenir ses efforts pour progresser.

 
 

Le jeu

 

Chaque équipe est composée d’une jammeuse et de quatre bloqueuses. Capture d'écran YouTube.
Chaque équipe est composée d’une jammeuse et de quatre bloqueuses. Capture d’écran YouTube.

Sur une piste ovale de 30 m sur 16 m, le match se déroule en deux mi-temps de 30 minutes. Une mi-temps est découpée en sous-périodes, appelées jams, d’une durée maximale de 2 min ; entre deux jams, s’écoule une période de 30s pendant laquelle les équipes sont autorisées à changer les joueuses envoyées sur le terrain.

 

Si une équipe peut compter jusqu’à 14 joueuses sur une feuille de match, seule 5 joueuses par équipe s’affrontent sur le terrain. Chaque équipe est composée d’une jammeuse et de quatre bloqueuses.

 
 
 
 


 
 
Alors que les bloqueuses des deux équipes sont groupées en un «pack» et roulent autour de la piste, les jammeuses doivent doubler un maximum de fois le pack en effectuant des tours de piste. À chaque fois qu’une jammeuse double une adversaire sans faire de faute elle fait gagner un point à son équipe. Les bloqueuses doivent donc empêcher la jammeuse adverse de les doubler tout en facilitant le passage à travers le pack de leur propre jammeuse. Elles peuvent alors utiliser des blocages réglementés. Il est donc autorisé d’attaquer un adversaire avec toute partie du corps située entre les épaules et les mi-cuisses, à l’exception des coudes, des avant-bras et des mains.

 

Sur la piste, des règles sont à respecter. Il est donc interdit de bloquer de façon illégale, hors des limites de la piste ou dans le sens inverse du jeu, de frapper une adversaire en dessous des mi-cuisses, au-dessus des épaules et dans le dos, de doubler par l’extérieur de la piste, de se lier à d’autres joueuses pour empêcher le passage d’une adversaire, etc. Les fautes entraînent des passages en prison et des passages trop nombreux ou des fautes graves peuvent conduire à l’exclusion d’une joueuse.

 
 

Sarah Belnez pour Sereni Magazine.

 
 

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