Quel sport pendant ma grossesse ?

La pratique du yoga aide à évacuer les tensions et les angoisses que peut connaître la future maman.

Être enceinte ne veut pas dire rester alité pendant neuf mois, bien au contraire! La pratique sportive est même conseillée. Elle permet d’éviter une prise de poids trop importante, offre une meilleure oxygénation à la mère ainsi qu’au bébé et permet de mieux récupérer après l’accouchement. Mais avant toute chose, consultez votre médecin traitant ou votre gynécologue afin de vérifier que le sport que vous souhaitez pratiquer ne comporte pas de contre-indication.


Les bienfaits


Au premier trimestre (de la première à la douzième semaine) vous pouvez vous permettre de pratiquer à peu près n’importe quel sport tout en restant vigilante. La grossesse est jalonnée par une accumulation de petits maux pour la femme enceinte. Une activité physique relaxante, bien adaptée et pratiquée en douceur est donc de bon augure. Si vous étiez habituée à faire du sport avant votre grossesse, n’hésitez pas à continuer. Il s’agit d’un excellent moyen de se détendre. Effectivement, le sport peut être utilisé comme rempart contre le stress, l’insomnie, la constipation, les maux de dos, les jambes lourdes… C’est également un bon moyen d’améliorer la circulation sanguine et donc l’oxygénation des cellules du corps de la mère et du bébé. L’activité physique permet aussi de renforcer la ceinture abdominale, le tonus musculaire et le périnée souvent en souffrance pendant l’accouchement. Enfin, elle constitue une très bonne préparation à l’accouchement améliorant la respiration et la souplesse.


Les activités recommandées


Voici quelques activités physiques douces et non-violentes indiquées chez la femme enceinte :


? La marche à pied est idéale. Elle facilite la respiration, la digestion et la circulation sanguine. Il est d’ailleurs conseillé de marcher au minimum une demie-heure par jour pour renforcer la sangle abdominale et l’oxygénation de l’organisme. De plus, elle peut être pratiquée par les moins sportives. Toutefois à partir des trois derniers mois de gestation, il est conseillé de réduire son parcours habituel et de modérer son rythme.


La gymnastique permet de faire travailler uniformément toute la masse musculaire et apporte de la souplesse. Il s’agit d’un moyen très utile pour préparer l’accouchement car la gymnastique renforce les muscles stimulés à ce moment là. Renseignez-vous il existe des cours spécialement mis au point pour les femmes enceintes.


? La natation, et plus précisément la brasse, peut être pratiquée sans retenue même au cours des derniers mois. Le corps étant porté par l’eau, c’est un bon moyen de se relaxer et de se débarrasser de toutes crispations musculaires. Côté agréable de cette activité, le corps est massé au contact de l’eau ce qui donne une sensation de légèreté. Vous vous sentirez dès lors libérée des enclaves de la grossesse (plus le temps passe plus le bébé devient lourd). Mieux encore il s’agit d’un des rares sports qui ne sollicite pas les articulations.


? La pratique du yoga aide à évacuer les tensions et les angoisses que peut connaître la future maman. De plus en plus de femmes enceintes se tournent vers le yoga pour préparer leur accouchement. Et pour cause, il aide à maîtriser la respiration et la concentration, particulièrement utiles lorsque le travail commence.


Les contre-indications


Dans certains cas, il est contre-indiqué de pratiquer une activité physique soutenue. Si votre grossesse est à risques, que votre col de l’utérus est déjà ouvert par exemple, votre médecin vous interdira tout type de pratique sportive. Et même si tout va bien, il faut bien doser vos efforts car durant la grossesse les rythmes cardiaques et respiratoires sont déjà naturellement augmentés. Il y a donc un risque d’accroître de façon trop violente votre consommation d’oxygène ce qui aurait une influence particulièrement négative sur l’apport nécessaire au fœtus. Ajoutez à cela que vos repères habituels face à la fatigue et aux besoins énergétiques sont bouleversés. À la moindre contraction et lorsque le bébé bouge, il faut se reposer, préférez donc toujours une activité sportive que vous pourrez interrompre à tout moment.


Avec un peu de bon sens vous préférerez toujours les sports non violents pour éviter mouvements brusques et chutes. Mais encore, les sports qui sollicitent la partie centrale du corps et le périnée sont fortement déconseillés par le corps médical. N’oubliez pas qu’un effort trop important peut entraîner une souffrance fœtale, une hypoglycémie ou encore une chute de tension.


En clair, le sport oui, mais avec modération ! L’activité physique peut améliorer la santé de la mère comme celle du bébé, à condition de ne pas chercher la performance.


• Emmanuelle Grimaud, pour www.sereni.org

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