Le torball : silence ça joue !

Le torball (prononcer « torballe » comme pour le handball) est un sport destiné aux handicapés visuels pouvant être pratiqué par tous. Physique et nécessitant le silence, le torball mobilise le corps et l’esprit.
 
 
Le torball est né lors de la seconde guerre mondiale pour permettre aux soldats allemands devenus aveugles une rééducation alternative. Depuis son arrivée en France dans les années 1970, il n’a eu de cesse de se développer.
 
 
Les bases du torball
 
Sur un terrain délimité par un rectangle de 16 mètres de longueur sur 7 mètres de largeur, deux équipes de trois joueurs s’affrontent. Une rencontre dure deux mi-temps de 5 minutes.
 
L’objectif ? Marquer un but à l’équipe adverse en lançant un ballon sonore de 500 grammes uniquement à la main en le faisant passer sous trois cordes tendues en travers du terrain. Mais si la balle ou l’un des joueurs touche la corde, le tireur est pénalisé.
 
Les cordes
 
Les deux largeurs du terrain accueillent les buts, désignés par une ligne de fond de 1,30 mètre de hauteur sur 7 mètres de long, soit toute la largeur du terrain. A 40 centimètres du sol, trois autres cordes sont tendues en travers du terrain. Elles possèdent chacune deux clochettes afin de les entendre lorsqu’on les touche. La corde centrale est juste au-dessus de la ligne médiane. De part et d’autre de celle-ci, on trouve deux autres cordes situées à 2 mètres. La zone délimitée par la ligne de but et la première corde représente la zone de jeu de chaque équipe. Elle mesure 7 mètres de large sur 6 mètres de long.

 
 

Silence en puissance
 
Guidés par le son du ballon et par les clochettes des cordes, les joueurs ont besoin d’un grand silence et ne peuvent pratiquer le torball qu’à l’intérieur d’un gymnase. Comme au tennis, le public comme l’entraîneur ne peut manifester des réactions qu’entre deux phases de jeu. Mais silence et calme ne vont pas forcément de pair puisque les joueurs sont confrontés à de nombreux chocs.

 

 

Aller plus loin
 
Près de 400 joueurs et joueuses sont licenciés auprès de la Fédération Française Handisport. Le championnat de France regroupe 32 équipes masculines réparties en 3 divisions masculines et une division de 8 équipes féminines.
 
Les enfants scolarisés dans des instituts spécialisés ou en milieu ordinaire peuvent découvrir et pratiquer le torball grâce à des rencontres sportives prévues à cet effet.
 
Si le torball n’est pas encore un sport paralympique, il est pratiqué dans le monde entier. France, Allemagne, Belgique, Suisse, Italie, Danemark, Pays-Bas, Malte, Roumanie, Pologne, République Tchèque, Tunisie, Algérie, Cameroun, Nigéria, Argentine, Uruguay et Honduras, le torball n’a pas fini de gagner du terrain !
 
 
Sarah Belnez pour Sereni Magazine

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