Le jogging, course aux bienfaits

Le jogging ou course à pied est une activité physique qui, lorsqu’elle est pratiquée régulièrement, est source de bienfaits et offre une excellente condition physique. Peu coûteuse, cette activité physique se pratique en solitaire ou en groupe à n’importe quel moment de l’année.

 

Pour de nombreux sportifs, même amateurs, la pratique sportive est assimilée à un véritable rituel.

De plus, elle ne vous coûtera aucun frais. Si vous êtes accompagné d’un ami, votre motivation s’en verra plus grande. En fin de compte, ce sport est un bon moyen d’améliorer votre santé en général. Particulièrement populaire de nos jours la course à pied est un défi dont les limites peuvent sans cesse être repoussées. Les amateurs et amatrices de course à pied évoquent systématiquement le plaisir et le bien-être. Il faut néanmoins être vigilant, à l’écoute de son corps et ne pas négliger l’apparition de douleurs. Le jogging est déconseillé aux personnes présentant des problèmes articulaires, cardiovasculaires ou de surplus de poids important.



La course à pied est-elle une drogue ?

On croise de plus en plus de joggeurs sous le soleil, sous la pluie ou même par temps de neige. Une chose est sûre, on y prend vite goût. Le jogging et le sport en général peut devenir une réelle obsession. Pour de nombreux sportifs, même amateurs, la pratique sportive est assimilée à un véritable rituel. Ceux-ci deviennent en fait accro aux hormones et aux neuromédiateurs naturels produits par l’organisme : dopamine, adrénaline, endorphines… Autant de substances auxquelles le sportif devient dépendant malgré lui. La pratique sportive peut même apporter un refuge, une échappatoire, une solution. Pratiqué régulièrement, le jogging provoquerait des pics d’adrénalines, comparables à la prise d’héroïne. En effet, la course à pied est un des sports les plus endorphinogène avec le vélo, la natation et le ski de fond.
Qui n’a jamais entendu l’expression « drogués du sport » pour parler les joggeurs ? Cette récente forme d’addiction se caractérise par des excès : recherche de sensations de plaisirs et de désinhibition à travers la pratique sportive. Elle installe peu à peu un besoin irrépressible.



Origine de l’addiction

Un tel comportement d’addiction à la course à pied est lié à la sécrétion d’endorphines libérées par les neurones : celles-ci sont libérées par le cerveau et plus précisément par l’hypothalamus et l’hypophyse pendant et après un exercice physique. Les endorphines agissent également sur d’autres neurones, dits récepteurs opiacés. Ces récepteurs ont plusieurs rôles :
– atténuation de la douleur
– réduction du stress
– sensation de plaisir (sentiment de légèreté, idées claires…)
Cette morphine endogène, produite par l’organisme, possède une structure moléculaire proche de celle des opiacées. Une fois sécrétée, elle se disperse dans le système nerveux, les tissus de l’organisme et le sang. Mais encore, la quantité d’endorphine augmente pendant l’exercice et peut atteindre cinq fois les valeurs au repos, 30 à 45 minutes après l’arrêt de l’effort. Certains parlent même de « l’extase des coureurs » faisant référence à un état d’euphorie.


Les effets de la sécrétion d’endorphines :

– euphorique : moment d’euphorie, de puissance, de grâce, de flottement.
– anxiolytique : réduction du stress
– antalgique : les endorphines agissent en se fixant sur des récepteurs qui bloquent la transmission des signaux douloureux. Elles élèvent de cette manière le seuil de la douleur
– anti-fatigue : les endorphines modèrent les fonctions cardiaque et respiratoire. Elles limitent donc l’essoufflement lors de l’effort et la fatigue.
– dépendance : certains sont accro au sport.



Les limites du sport à haute dose


Une chose est sûre, le surentraînement met la santé en péril. L’endorphine produite par la course à pied crée une forme d’addiction. Les sportifs réguliers ressentent un manque lorsqu’ils sont contraints de stopper l’exercice. Comme toute drogue, son arrêt brutal entraîne insomnies, sauts d’humeurs, sueurs froides… La pratique du sport mène donc au bien-être physique et mental mais certains ont un rapport relativement dangereux et néfaste avec elle. Ils l’utilisent pour combler un manque et sont parfois obnubilés par le fait de courir au point de détruire leur vie sociale.


Les signes avant-coureurs :

– courir même si l’on a mal
– annuler des activités avec des amis pour aller courir
– pratiquer la course à pied tous les jours
– la course à pied est l’unique loisir
– faire passer le sport avant tout le reste
– s’entraîner coûte que coûte
– prise de médicaments pour améliorer les performances

La pratique sportive réduit les manifestations extérieures de la dépression qu’elles soient légères ou modérées par la libération d’endorphines. En inhibant les douleurs pendant l’effort, les sportifs peuvent maintenir un rythme très soutenu. Malheureusement, certains signes de douleurs coronariennes et d’infarctus sont camouflés. Mais encore, le sport ne fait que masquer l’évidence et les causes profondes d’un mal-être ne sont pas résolues. Chez les femmes, à haute dose, il entraîne des troubles du comportement alimentaire.

Différentes lésions possibles :

– tendinite du tendon d’Achille
– bursite
– élongation musculaire et tendineuse des muscles
– tendinite
– perturbations des règles
– lombalgie
– perturbations plus ou moins graves de l’appareil cardiaque et vasculaire
– troubles pulmonaires
– hématurie microscopique


Une pratique sportive régulière n’est pas à proscrire, loin de là mais il ne faut pas en abuser. Il est nécessaire de connaître les limites de son cœur. En effet, le risque d’infarctus est multiplié par sept lors d’un effort physique intense. Le joggeur doit tendre vers un objectif raisonnable qui ne dépasse pas 75% de ses aptitudes cardiaques. Tout excès est mauvais pour le squelette en général : hernies discales, lombalgies, entorses, écrasement des cartilages ou usure précoce des articulations. Le jogging à haute dose peut donc nous mettre en danger. Une consultation médicale chez un médecin généraliste ou encore mieux chez un médecin spécialisé en médecine du sport est souhaitable avant d’entreprendre une quelconque activité sportive. Si vous courez, il est préférable de manger des sucres lents en quantité suffisante. Ils permettent d’éviter, en dehors d’une fatigue plus ou moins importante, les crampes de la même façon qu’une bonne hydratation. Une préparation musculaire et tendineuse par étirement est souhaitable avant chaque jogging.


• Emmanuelle Grimaud, pour www.sereni.org



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