Réactions de paix face aux attentats de Paris : Eric Grange témoigne

Depuis les attentats de Paris de ce vendredi 13 novembre, la France est en deuil. Que l’on soit en colère, démunis, triste, courageux ou effrayé, il est impossible de rester indifférent à ces évènements tragiques. Sereni a ainsi choisi de publier des textes d’espoir et de paix. La réaction d’Eric Grange.

 

Eric grange

 

VIVRE AVEC

 

Je prends conscience que je vis dans un pays où désormais des
kamikazes peuvent tuer dans des espaces de fraternité et de plaisir.
Je prends conscience que je vis dans un pays où les dirigeants, pourtant choisi démocratiquement, décident tout seuls « d’actions de guerre ».
Je prends conscience de l’immense vulnérabilité des personnes vivant en France.
Au fond de moi, rien ne m’empêche de penser que ce type d’actions, par sa facilité, pourra se reproduire demain, et peut être à plus grande échelle encore.
Je prends conscience que je m’étais habitué, depuis ma naissance, à regarder la barbarie à la fenêtre de mon poste de télévision, et que celle-ci s’éteignait… avec le poste. Alors, je pouvais retrouver ma salade de graines germées, écouter l’une de mes musiques préférées… bref, continuer ma vie.
Aujourd’hui, la barbarie est encore à la fenêtre de mon poste, sauf que pour la deuxième fois, cela se passe dans mon pays.
Certes ma pensée analytique me rassure en m’expliquant que le risque statistique que mes pas croisent cette barbarie est minime. Et qu’au fond, de tels évènements, même s’ils se reproduisent, ne pourront jamais avoir le dernier mot d’un pays de près de 70 millions de personnes, soutenu par une grande majorité des habitants de la planète.
Pourtant, au fond de moi, je me sens appelé à développer plus de ressources pour vivre avec, vivre avec ce risque, vivre avec tous les risques.
Surtout, au-delà de la peur et de la confiance, je choisis encore et toujours de me relier à la conscience en moi et à sa précieuse guidance.
Et, à partir de cette reliance, je ressens parfois comme une grâce, comme une bénédiction, celle d’une dimension que je ne peux nommer.
Cette dimension nous unit et nous aime.
Cette dimension unit et aime.
Cette dimension est.
Depuis toute éternité et pour toute éternité.

Je vous salue.
 

Eric GRANGE



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *