Le Confucianisme

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Datant d’environ 2500 ans, le confucianisme est la religion la plus ancienne de Chine. Elle est cependant plus considérée comme une école de pensée morale et politique qu’une religion. Elle a cohabité avec le taoïsme et le bouddhisme qui ont été ses principales rivales. Elle a été imposée par l’empereur Han Wudi vers le 1er siècle avant JC en tant que doctrine d’état et l’est resté jusqu’en 1911. La dernière disgrâce du confucianisme a eu lieu pendant la « Révolution culturelle » à partir de 1957, mais une réhabilitation est intervenue en 1985. Le confucianisme a été exporté en Corée du Sud, au Vietnam, au Japon. C’est le système philosophique qui a été le plus suivi en Chine, on y recense environ 150 millions de fidèles.


Confucius a mis en forme des règles de bases qui existaient avant lui, et que ses disciples ont mis par écrit.


Depuis les années 1990, le Confucianisme réapparait en certaines régions du monde (Indonésie, États-Unis, Hong-Kong) importés par les chinois pendant les mouvements migratoires ainsi qu’en Europe (pas encore reconnu officiellement car considéré en courant philosophique et non religieux) ; progressivement il se module avec les nouvelles orientations de vie tant sociales que familiales et peut se transformer à loisir face aux évènements tant politiques que d’idées intellectuelles. Cette doctrine se diversifie et s’infiltre même dans des religions pré-établies ; il se retrouve également chez les mouvements d’introduction en certains arts martiaux (sport) ou dit de développement personnel via les gymnastiques corporelles alliant la sérénité aux arts, les idées de sagesse au quotidien comportemental.


La doctrine de Confucius


Le confucianisme n’a pas de prêtres, et il réfute le surnaturel et l’Au-delà.


S’il n’est pas une religion au sens courant du terme, le confucianisme n’est pas non plus une philosophie, puisqu’il admet une cosmologie (le Ciel, avec sa bureaucratie céleste, image idéale que la Terre et sa bureaucratie terrestre) et des pratiques divinatoires.


Le but du confucianisme est de créer une morale politique : il prône les rites comme un moyen dans une société, d’échapper à la violence et au règne du plus fort. Les vertus cardinales de ce confucianisme d’État sont le dévouement au pays et la piété filiale.


Il s’agit d’abord d’une éthique sociale fondée sur la famille. Sa pensée est marquée d’un profond anti-individualisme. La morale du confucianisme s’intéresse à la répartition des rôles dans la société. « Que le Prince agisse en Prince, le sujet en sujet, le père en père, le fils en fils ”, constitue la règle d’or de sa philosophie sociale. Pour Confucius, la famille l’emporte sur les personnes, le clan sur la famille, la société sur les clans.


Pour que l’ordre règne, toute la vie politique de l’empire doit être centrée sur le respect des rites, respect qui exige que chacun soit fidèle à la fois aux règles transmises par la tradition et au comportement que lui impose sa position dans la société. L’observation de ces comportement (rites) est la garantie de la stabilité, de l’harmonie et de la paix de l’empire. Le premier responsable de cette tranquillité dans l’ordre est évidemment l’empereur.Il doit être fidèle à l’exigence du respect de la tradition et de la hiérarchie dans la société être présente pour ses sujets un modèle qui a le sens de la rectitude et de la justice.


La doctrine de Confucius vise un idéal de non-agir qui doit être restaurée par une discipline de rectification des actions égocentriques de l’affectivité individuelle. Une fois restaurée il n’y a plus qu’à la laisser se déployer sans nécessité d’autres interventions. Dans la pensée confucianiste, le concept de devoir, tient une place essentielle, largement au dessus de la notion de droit.


Les livres sacrés


Les livres classiques sont divisés en cinq parties:


– le Yi-king, ou Yi Jing, Livre des Mutations
– le Chou-king, ou Shu Jing, Livre des Documents
– le Che-king, ou Shi Jing, Livre des Vers ou livre des Odes,
– le Li-king, ou Li Jing, Livre des Rites
– le Tchouen-tsieou, Les Printemps et les Automnes.


Le Livre des Mutations, plus connu sous le nom de Yi-King, est un ouvrage de divination. Il est basé sur le concept de Yin et de Yang, ainsi que 8 trigrammes, obtenus par combinaison de : lignes Yang (lignes pleines) lignes Yin (pointillés). A l’origine, le Yang désignait le côté ensoleillé d’une colline, et le Yin le côté opposé.


Les Entretiens


Les « Entretiens » sont reconnus comme étant la traduction la plus fidèle de la pensée de Confucius, même si ce livre a été écrit plus tard par ses disciples. Ils font partie du Se Tchou, « Les quatre livres », comprenant:


– La grande étude rédigée par Tseng Tse,
– Les Entretiens de Confucius,
– L’invariabilité dans le milieu écrit par Krong Tsi,
– Les Annales de la principauté de Lou.


Clémentine Fouquet, pour www.sereni.org



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