L’appel de l’Église : devenir prêtre

19/07/2011

Un prêtre catholique est un homme chargé du service liturgique au sein de l’Église catholique romaine. Seuls les hommes peuvent être ordonnés prêtres.


Cette fonction est attribuée à des hommes reconnus pour leur sagesse et la clarté de leur discernement.

Le statut des prêtres vis-à-vis de l’État dépend de chaque pays. Mais il est une chose internationalement reconnue, pour devenir prêtre il faut d’abord être chrétien. On les appelle également « Ministres de Dieu », hommes de l’Évangile, serviteurs de l’Église, collaborateurs d’un évêque, saints, enseignants de la foi.


Sa préparation

Une année de préparation est au préalable nécessaire pour approfondir sa relation avec le Christ. Le futur prêtre se prépare alors à mettre sa vie au service de tous. La formation spirituelle, intellectuelle et humaine se fait au séminaire. Elle est découpée en trois grandes étapes appelées cycles :

– le premier cycle s’effectue en deux ans. Il comprend une formation philosophique et biblique. Les séminaristes restent dans l’enceinte du séminaire et ne peuvent voir leur famille en fin de semaine.

– le deuxième cycle dure trois ans. Il comprend une formation en théologie fondamentale, pastorale, morale et biblique. L’insertion pastorale est obligatoire en fin de semaine.

– le troisième cycle est consacré à l’insertion pastorale.



Il existe également d’autres options. En effet les futurs prêtres souhaitant une formation plus intellectuelle ont la possibilité de suivre des cours dans une université catholique en accord avec un évêque. Ils devront dès lors vivre dans un séminaire universitaire comme à Lyon, Paris, Strasbourg, Université du Sud-Ouest ou l’université pontificale grégorienne de Rome. Cette formation est également divisée en cycles :

– le premier cycle dure cinq ans et débouche sur un baccalauréat canonique de théologie.

– le second cycle dure deux ans. A la fin de celui-ci l’étudiant obtient une licence canonique de théologie.

– l’étudiant peut suivre un troisième cycle à l’issue duquel lui sera décerné un doctorat canonique de théologie.



Les canons 232 à 264 du code de droit canonique de 1983 sont consacrés à la formation des ministres sacrés et des clercs.



Sa mission

Cette fonction est attribuée à des hommes reconnus pour leur sagesse et la clarté de leur discernement. Un prêtre est un homme de Dieu. Il consacre quotidiennement beaucoup de temps à la prière, une manière de vivre une certaine intimité avec le Christ. Il se consacre également à l’enseignement de la parole de Dieu (catéchèse). Il prépare et célèbre les sacrements (baptême, mariage, confession…) et se doit d’être à l’écoute de toutes et de tous. Un prêtre est reconnu par le peuple pour sa sagesse et la clarté de son discernement. Enfin, le prêtre est un homme de Dieu chargé d’être la présence du Christ.



Sa vie

? Logement

En ville de nos jours, même si elles se font rares, il existe encore des paroisses qui accueillent des prêtres dans le même presbytère. Ces derniers abritent une cuisine et une salle à manger commune pour favoriser la collaboration et la vie communautaire.

A la campagne, chaque prêtre vit dans son presbytère à côté de l’église. Il est le plus souvent curé de plusieurs paroisses ce qui le pousse à beaucoup se déplacer.
Il existe aussi des cas où le prêtre possède son propre appartement.

? Rémunération

La rémunération se situe légèrement au-dessous du Smic, soit environ 850 euros, compte tenu des avantages en nature. Les charges sociales sont payées par le diocèse. Mais la nourriture et les frais quotidiens restent à la charge de chaque prêtre. En France, les prêtres sont payés par les diocèses.

? Sécurité sociale

La CAVIMAC est un organisme de Sécurité sociale qui est sous la tutelle de l’État et qui est chargé des prestations maladie et pensions de vieillesse et d’invalidité.

? Vêtements

Autrefois les prêtres devaient porter la soutane, habit des clercs. Cependant, en juillet 1962 le pape Jean XXIII a supprimé l’obligation du port de la soutane.

? Congé et retraite

Les prêtres partent en général un mois en vacances. Un temps de repos nécessaire. Dans la plupart des diocèses, les prêtres sont « en situation de retraite » à partir de 75 ans mais ils peuvent prendre leur retraite à partir de 65 ans. Ils touchent ensuite une pension Vieillesse de la Sécurité sociale. Lorsqu’ils sont à la retraite, les prêtres vont dans une maison de retraite ou s’installent chez eux.

? Les obsèques

En général c’est un évêque ou un vicaire général qui préside la cérémonie. Il retrace alors les étapes de la vie du prêtre. A noter : la position de la tête du défunt est à l’inverse de la position normale. En effet celle-ci est tournée vers l’assemblée pour démontrer le rôle du prêtre vis-à-vis de la communauté.


Ses raisons

Le plus important est que nul ne peut imposer à autrui d’être prêtre. On ne le devient ni par devoir, ni pour obéir à une décision de quelqu’un d’autre. De même, on ne devient pas prêtre par hérédité. C’est une véritable vocation : devenir prêtre, c’est répondre à un appel de Dieu à vivre en disciple de Jésus comme tout chrétien. C’est même un appel à assumer une mission particulière pour l’Église et le monde : celle de continuer l’œuvre du Christ.
Cependant, il est relativement difficile de répondre à une telle question tant cette vocation relève du registre intime et personnel. Pour les chrétiens, devenir prêtre c’est aider les plus démunis, apporter la paix dans le monde, la plus belle façon d’aimer, etc… Les raisons sont donc multiples et propres à chacun. Le prêtre met sa vie au service de Dieu et des autres. Il aspire à autre chose et renonce à une vie de famille, à une vie dite « normale ». D’ailleurs une telle décision peut provoquer un certain questionnement au sein d’une famille. Mais encore, il y a les prêtres issus de familles catholiques qui découvrent leur vocation tardivement à la suite de diverses rencontres déterminantes, et même plusieurs années après avoir achevé leurs études. Et il y a ceux qui le ressentent depuis toujours.


En France, les prêtres ont une reconnaissance légale et ce indépendamment de la religion. Mais l’Église constate une baisse du nombre de personnes voulant devenir prêtre. Ainsi la communauté chrétienne s’interroge sur le besoin grandissant et récurrent de prêtres. Alors, le christianisme a-t-il perdu de son attrait, de son intérêt ? Quoi qu’il en soit en 1960 les prêtres étaient au nombre de 50 000, aujourd’hui ils seraient moins de 10 000.



• Emmanuelle Grimaud, pour www.sereni.org

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