Le Rig Veda



Premier Veda le plus ancien, BRAHMANISME HINDOUISME

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Le Rig-Veda ou Rgveda est une collection d’hymnes (sukta) sacrés de l’Inde antique composés en sanskrit védique. Il fait partie des quatre grands textes canoniques (Sruti) de l’hindouisme qui sont connus sous le nom de Veda. C’est l’un des plus anciens textes existant en langue indo-européenne. Sa composition remonte entre 1500 et 900 av. J.-C selon les indologues, les philologues et les linguistes.



Le Rgveda comprend 1028 stances organisés en dix recueils (mandala) et est transmis par deux recensions (sakha) majeures.



La Sruti (= la révélation transmise par voie phonique) ou le Veda



Elle comprend 4 Vedas:

  1. Le Rig-Veda (Veda des stances à la louange des dieux)
  2. Le Yajur-Veda (V. des formules rituelles)
  3. Le Sâma-Veda (V. des chants et des mélodies)
  4. L’Atharva-Veda (V. d’Atharvan)

 



Chacun des quatre Vedas comporte à son tour:


  1. Un recueil de base, la samhitâ (la plupart du temps en vers), appelés mantras quand ils sont affectés à des rites.
  2. Une explication en prose: les Brâhmanas
  3. Une autre série de caractère plus ésotérique: les Âranyakas
  4. Des traités spéculatifs: les Upanishads



Chaque famille de brahmanes est spécialisée dans la transmission d’un Veda. Ainsi certains sont rig-vedin, d’autres sont yajur-vedin ou sâma-vedin, ou encore atharva-vedin 


  • Les Samhitâ-s



La Rig-veda-samhitâ est le recueil de base dont sont dérivé les autres. Elle comporte 1028 hymnes réparties en 10462 stances, le premier étant dédié à Agni, patron du Rig-Veda. La place des hymnes de la RVS est comparable à celle des Psaumes dans la liturgie chrétienne. Ils constituent un trésor poétique dans lequel on puise pour trouver des prières ou des récitations liturgiques aux occasions les plus diverses (voir aussi ici)



La Sâma-veda-samhitâ consiste principalement en stances tirées de la RVS et adaptée à la récitation chantée. C’est le cantique avec des notations musicales et des indications de mélodies (voir aussi ici)

La Yajur-veda-samhitâ regroupe des formules en vers et en prose mêlés, directement affectés au culte et disposés dans l’ordre où elles sont utilisées dans les cérémonies.C’est la liturgie

L’Atharva-veda-samhitâ contient des charmes magiques de longue vie, contre la maladie, la possession démoniaque, pour gagner l’amour d’autrui ou la richesse.


  • Les Brâhmanas



A chacun des samhitâs sont affectés un ou plusieurs brâhmanas, c-à-d des traités en prose qui ont pour objet le brahman au sens primitif du terme, le savoir sacré. Ils présentent les principales articulations du rite en en apportent la justification mythologique , et en dégagent la partie symbolique. Le plus célèbre est le Çata-patha-brâhmana (« le brâhmana des cent chemins », 5 vol. en trad.).


  • Les Âranyakas (« livres forestiers »)



Sont de la même facture que les Brâhmanas, dont ils forment en quelque sorte les appendices. Mais les rites qui leur servent de thèmes se prêtent plus particulièrement à une interprétation symboliques. Ces livres sont « forestiers », parce qu’ils ne peuvent être étudiés qu’en dehors du village dans la solitude des forêts, à cause de leur caractère ésotérique.



Ce sont des traités spéculatifs dont le point de départ est toujours une question rituelle, mais dont la visée est méta-rituelle: c’est la correspondance entre le Brahman et l’âtman. C’est dans cette littérature qu’apparaissent les premières spéculations sur le yoga.



Les Upanishad-s



La Bhagavad-Gîtâ

 



La Smriti (= tradition transmise par mémoire)



C’est un imposant ensemble de traités sur le dharma (les dharmacâstra-s, comme le Baudhâyana-dharmacâstra) , comme la Loi de  Manou, sur le rituel domestique (grihya-sûtra), les deux grandes épopées: Mahâbhârata  et le Râmayana , les Purânas (vichnouites et shivaïtes).



La Bhagavad-Gîtâ est un chapitre du Mahâbhârata. Il faisait partie à l’origine de la smriti, mais il a été intégré à la çruti par les Krishnaïtes.

 



Le Veda selon la théologie hindoue



Le Veda a été vu par les Rishis (les voyants ou sages védique), quand il s’est déployé dans les temps anciens. Mais ce que les rishis ont vu, ce n’est pas un texte, mais des réalités invisibles qui constituent la quintessence de la réalité du monde. Ils ont transformé la réalité visible en mots. Mais ils ne sont pas pour autant les auteurs du texte. Leur tâche a été simplement de transmettre par voie phonique les mots du Veda.



On ne peut pas attribuer à leur intention la forme verbale qu’a prise le texte qu’ils nous transmettent. C’est pour cela que ce texte est considéré comme absolument transcendant.



Quel est alors l’auteur du texte ? Deux théories s’affrontent:



Le Veda est un texte formé par Dieu (Prajâpati, Brahmâ) à partir des éléments du monde (cf. Upanishads), dénué de toute imperfection, absolument transparent, incréé (asrishta) et éternel (nitya) .



Doctrine de Çankara (9ème s.) et de la mîmâmsâ: le Veda est auto-révélé, c’est le texte-mère de l’humanité, existant de toute éternité, il est sans auteur personnel (apaurusheya). C’est précisément parce qu’il n’a pas d’auteur qu’il est vrai.

 



Le Veda est un texte absolument sacré. On ne peut en approcher qu’en état de pureté rituelle. Et la liste des impuretés est impressionnante.



Seuls les membres masculins des trois classes supérieures ont le droit de l’appendre après la cérémonie d’initiation (upanayana). Seuls les brahmanes ont le droit de l’enseigner.



Les philosophes expliquent que le Veda que nous connaissons est ce qui subsiste d’un Veda beaucoup plus ample et consistant. Le Veda actuel est pour ainsi dire un Veda dilué. Mais il existe des séquences de mots qui concentrent le Veda tout entier, comme la Gâyatrî. La Gâyatrî est récitée lors de l’initiation, et dans la liturgie du matin au moment du lever du soleil:



Rig-veda-samhitâ 3.62.10:

tat savitur varenyam

bhargo devasya dhîmahi

dhîyo yo nah pracodayâ

tat savitur varenyam

bhargo devasya dhîmahi

dhîyo yo nah pracodayât



(  » Voici la splendeur admirable du soleil.

Concentrons notre pensée sur l’éclat du dieu.

Puisse-t-il mettre en branle notre méditation »)

Plus concentrés encore sont les vyâhriti:

Bhur, bhuvah, svah ! (« Terre, air, ciel ! »), exclamation liturgique.



Plus concentrée encore le pranava, syllabe qui symbolise phoniquement l’Absolu, le son primordial de la création dont sont issus les autres sons et toutes les vibrations: om (qui se prononce nasalisé comme le « om » du français « ombre »), qui est une combinaison en alphabet sanskrit des lettres A-U-M.



Le « a » correspond à la terre, le « u » à l’air, le « m » au ciel.



« Om » s’écrit ainsi en sanskrit:  hindou1

 



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