Les thérapies brèves contre la souffrance

Qu’est ce qu’une thérapie brève ?


La thérapie brève a la particularité d’être très courte et s’oppose à la théorie freudienne entrainant souvent des thérapies longues. Lors d’une thérapie brève le patient effectue généralement un maximum de 10 séances.


Ce type de thérapie refuse tout étiquetage du patient et ne le considère pas en tant que malade mais comme un individu en souffrance.


Elle a également la particularité de se focaliser sur l' »ici et maintenant » plutôt que sur des recherches passéistes.


La thérapie systémique est une forme de thérapie brève. Il s’agit d’une approche qui vise à comprendre les différents systèmes dont le patient fait partie (familial, professionnel, social…) car celui-ci est influencé à la fois par ses intentions, celles des autres et par les possibilités du milieu ou du système.


Les différentes thérapies brèves


L’EMDR ( inspiré de la sophrologie, de l’hypnose, du comportementalisme et des sciences cognitives, elle utilise les mouvements des yeux et le récit des évènements traumatiques pour guérir)


L’art thérapie (utilisation de la sculpture, la peinture, la photographie, la danse…pour pénétrer les problématiques inconscientes de l’individu et le conduire à une transformation positive de lui même)


L’hypnose (outil qui permet d’aller chercher les ressources en soi pour réapprendre à notre inconscient un comportement plus adapté à la vie en société par exemple)


La PNL (programmation neuro linguistique pour trouver en soi des ressources inexploitées)


Que peut-on soigner avec une thérapie brève ?


– Déprime, culpabilité, mal-être, angoisses, stress, crises de panique, insomnie…
– Peurs diverses : agoraphobie, phobie des hauteurs, claustrophobie, peur de l’avion, peur de l’eau, peur de l’autre, du futur, du conflit, de dire « non », de ne pas y arriver, de ne pas être à la hauteur, de parler en public…
– TOC
– Traumatismes émotionnels (abus divers)
– Mauvaise estime de soi, manque de confiance en soi, dévalorisation, difficulté à se réaliser,
– Préparation aux examens, aux concours, aux entretiens professionnels
– Problèmes relationnels, de couple, sexuels, deuil, séparation
– Dépendances (nourriture, cigarette, sexe) : perte de poids, arrêt tabac
– Maux du corps : psoriasis, eczéma, asthme, énurésie…


Le déroulé de la thérapie


Une première séance permet de cerner le problème et de faire connaissance avec le patient. Le nombre de séances et leur espacement est défini lors de cette première séance.


Le patient aura la plupart du temps des « exercices » à effectuer entre chaque séance (prendre des notes par exemple) pour parvenir à comprendre et dépasser rapidement ses difficultés.


Quel est l’avantage par rapport à une thérapie dite « longue » ?


La thérapie brève permet d’éviter un enfermement dans la pathologie, il est essentiel de considérer que, très souvent, un trouble, quel qu’il soit, est une adaptation dysfonctionnelle à un réalité, à un contexte.C’est sans doute grâce à cette vision non stigmatisante, non normative que des troubles psychologiques très anciens ou très « lourds » peuvent bénéficier de prises en charge par des thérapies systémiques et stratégiques.


Clémentine Fouquet, pour www.sereni.org



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