Écopsychologie : la confiance dans la nature

Avec l’avènement de la société de consommation, les inventions technologiques, le temps qui semble passer plus vite et le stress qui mute en mal du siècle, l’être humain s’éloigne de plus en plus de l’essentiel, ou pire, il ne se rend pas compte de la destruction de cet « essentiel » par ses propres mains.


Le concept de l’écopsychologie vise à prouver aux patients qu’une action bénéfique sur l’environnement c’est d’abord une action bénéfique sur soi-même.

C’est dans l’optique de réconcilier l’homme avec la nature qu’intervient l’écopsychologie.


Cette science est un croisement entre la philosophie environnementale, la psychologie et l’écologie. Elle évoque l’existence d’un lien fort entre le bien-être de l’homme et le bien-être planétaire. Toute action de l’homme se répercute intrinsèquement sur la planète.


Ce concept est né au début des années 1990 aux États-Unis, fruit d’une réflexion de Théodore Roszak.


S’inspirant directement de certaines théories de Freud, l’écopsychologie suggère que l’homme devraient développer un égo écologique ce qui le rendrait plus responsable envers son milieu écologique. A l’instar de Freud, l’enfance est donc une période cruciale pour éduquer à l’écologie. C’est effectivement à ce stade que notre conscience écologique est le plus en éveil. Avec l’âge, on a tendance à réprimer notre identité écologique pour ainsi répondre à nos expériences culturelles.


Toutefois, notre inconscient refoule cette identité avec le temps et le rôle de l’écopsychologie est justement de la réveiller.


Le concept de l’écopsychologie vise à prouver aux patients qu’une action bénéfique sur l’environnement c’est d’abord une action bénéfique sur soi-même.

L’Eco-Psychologie – Jean-Pierre Le Danff de la Fondation Nicolas Hulot
Conférence du 22 octobre 2009 dans le cadre de la préparation du Plan Climat rennais 2010



Roszak prône l’idée que l’écopsychologie et la psychologie évolueront dans la vision collective de sorte à ne faire plus qu’un. Concrètement, il milite pour que l’écologie fasse partie intégrante de la psychologie.


Tout ceci pour apprendre à respecter la Terre qui donne la vie, tout en se protégeant soi-même.


Ce rétablissement passe donc par la compréhension de ce qui nous a éloigné de cette terre qui nous porte et que chacun porte en soi. Réinstaurer une confiance sine qua non entre la nature et l’Homme.


Il est également important de se rendre compte que la protection de la planète ne passe pas uniquement par les gestes pratiques comme le tri ou le recyclage. Une introspection et un travail sur soi sont primordiaux dans cette quête écologique d’appropriation de la nature.



L’écothérapie

Comment faire alors lorsque les espaces verts ne sont pas à disposition ?


Les écothérapies sont pratiquées depuis longtemps sans pour autant porter ce nom, et consistent à vous immerger dans un lieu sauvage (montagne, désert) en vous coupant du monde extérieur. Cet isolement social est à la fois bénéfique pour reconnaître la vraie valeur des choses essentielles comme l’eau ou le bois mais aussi pour mesurer la chance que la terre nous offre de vivre dans un monde où la vie est de plus en plus aisée.


Le bouleversement provoqué par cette thérapie provient principalement de la relation qu’on entretient avec la nature durant quelques jours. Une relation qui passe de l’indifférence au respect.


Il ne s’agit pas ici d’accomplir un exploit sportif, mais bien de laisser son corps s’exprimer et communiquer avec la nature.


• Badr Lebnioury, pour www.sereni.org



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