Musclez votre cerveau, par Alain Delaporte-Digard

Pour dynamiser votre cerveau vers plus de possibilités, six conditions sont nécessaires :
– ne détruisez pas vos neurones par des pratiques néfastes ;
– apaisez vos émotions perturbatrices ;
– détendez votre système nerveux ;
– rendez votre corps « élastique à la pression » ;
– respirez plus pour protéger mieux ;
– vivez en pleine conscience dans l’instant présent.

ÉVITEZ LA DESTRUCTION DE VOS PRÉCIEUX NEURONES
Les facteurs destructeurs
1 – Votre manque de bonheur :

Un mental négatif et violent, la grogne, la dépression, le vague à l’âme détruisent des neurones dans votre cerveau, entre autres dans l’hippocampe (siège de la mémoire). Notez que la colère et la jalousie créent aussi des ravages profonds.

2 – L’Inactivité ; « ne rien faire » :

L’inactivité mentale et corporelle accélère le vieillissement de votre organisme et de votre cerveau.

3 – « Les actions en force » :

Une activité mentale ou corporelle pratiquée trop puissamment (avec un esprit tendu, trop de musculation excessive, de contractures ou de stress) bloque vos organes qui s’asphyxient et accélère l’usure de votre potentiel corporel et cérébral.

Les facteurs protecteurs
1 – Émerveillez-vous de la vie :

En étant joyeux et plein de gratitude, vous maintenez la jeunesse de votre cerveau.

2 – Bougez :

Bouger avec des mouvements fluides dans un corps détendu et élastique protège également votre cerveau.

3 – Respirez profondément et lentement :

Une bonne respiration apporte plus d’oxygène pour entretenir la survie et les performances de vos neurones.

muscler cerveau 2

LES PRATIQUES DE PRÉVENTION
1 – Pratiquez la relaxation et la méditation :

La relaxation et la méditation entretiennent le système neurologique de votre cerveau. Dans le calme intérieur, avec un corps détendu, tout votre système nerveux reste en bonne condition. La synergie entre la relaxation, la méditation, le sourire, la bienveillance avec les autres et soi-même augmente votre niveau de conscience et la réalisation de votre bien-être au quotidien.

2- Développez votre souplesse articulaire et allongez vos muscles :

Pratiquez des exercices d’étirements pour allonger vos muscles : stretching ou postures de yoga par exemple. Un muscle long devient plus efficace à l’effort et plus confortable au repos. Des cuirasses musculaires et des crispations au repos épuisent votre système nerveux, sans que vous en preniez conscience. Des muscles longs libèrent vos articulations, permettant aussi plus de possibilités à votre corps et des meilleures réponses nerveuses face à des situations variées. Et oui, par sa souplesse et non sa force, votre corps est plus adaptable au quotidien, musculairement et nerveusement.

3 – Observez l’élasticité de vos chairs :

Entrainez-vous à la flexibilité et à l’élasticité des chairs, représentant vos muscles et vos organes. Votre corps doit rester souple à la pression, surtout quand vous êtes au repos.

– Vos muscles : Avec vos doigts, appuyez sur vos muscles, ils doivent être élastiques au repos. Toute douleur à la pression ou toute crispation musculaire est un obstacle épuisant le corps par étranglement des passages sanguins, avec de possibles conséquences, parfois des années plus tard. Les sportifs « aux muscles d’acier » vieillissent plus vite dans leurs neurones et dans leurs organes.

– Vos organes : En position allongée sur votre ventre, avec une serviette roulée ou un rouleau (le Sereni Roll) sous votre nombril, cherchez les douleurs internes intra-abdominales. Des douleurs montrent l’état de crispation de votre abdomen. Votre ventre doit être élastique pour que vos organes évitent les blocages, facteur de vieillissement. Or, votre ventre possède 200 millions de neurones !!! Un ventre crispé perd une richesse neurologique considérable. Et, en ce sens, les neurones dans votre ventre soutiennent la richesse de votre cerveau !

4 – La « mise sous écoute » de vos récepteurs nerveux internes :

Connectez-vous à l’intérieur de votre corps. La mise sous écoute de vos organes et de vos espaces internes va vous changer la vie et vous amener sur le chemin de la prévention nerveuse. Votre corps possède des récepteurs nerveux dits intéroceptifs pour percevoir la douleur ou les tensions ; on les appelle les nocicepteurs. Vos organes (à l’exception du cerveau), vos articulations et vos tendons ont des nocicepteurs pour vous informer de leur douleur. Mais, en dehors d’une douleur extrême, vous n’avez pas l’écoute suffisante pour percevoir des gênes, des fatigues et des inconforts internes. De vos professeurs et parents, vous n’avez reçu aucune éducation sur l’écoute de vos récepteurs internes et, arrivé à l’âge adulte, vous ne connaissez ni ne percevez l’intérieur de votre corps. Par le silence et l’écoute intérieure en méditation, votre conscience va apprendre à se déplacer en vous ; ainsi vont se réveiller les connexions entre votre cerveau et vos capteurs à l’écoute de la santé de votre corps. Il vous sera possible de détendre votre corps depuis ses sensations internes. C’est la mise sous écoute, l’intero-dialogue entre votre conscience et l’intérieur de votre organisme.

5 – Un sommeil suffisant et de qualité :

Un sommeil de qualité reconstruit votre corps, surtout lors des heures avant minuit. Se coucher tôt augmente vos défenses immunitaires par une élévation de votre taux de lymphocytes. On a remarqué que les centenaires avec un cerveau vif se couchent tôt, se lèvent tôt et font une sieste dans l’après-midi.

6 – Une respiration plus profonde :

L’oxygène est le grand stimulant du cerveau. Pour cela, il faut, non seulement amplifier la respiration pulmonaire, mais également que le sang puisse arriver librement, sans obstacle, jusqu’au cerveau. Les épaules relevées, le cou trop crispé, les mâchoires serrées sont autant d’obstacles qui bloquent les espaces internes dans la tête. Un visage détendu et des épaules tombantes libèrent les mouvements sanguins qui apportent l’oxygène au cerveau, tout en éliminant le gaz carbonique qui, s’il reste dans la tête, intoxique le système nerveux et l’use.

7 – Vivre l’instant présent :

Le grand secret de la protection de votre cerveau, c’est l’immersion dans l’instant présent, facteur d’éveil pour vos neurones. La conscience reliée à vos perceptions est un véritable art de vivre et d’être qui stimule l’ensemble de la personne, dans ses dimensions corporelles, émotionnelles et mentales. Un entrainement à la conscience est vraisemblablement le meilleur rempart à la dégénérescence du cerveau.

En bref, pour stimuler votre cerveau, aimez la vie, respirez plus et bougez souple !!
Alain Delaporte-Digard, pour Sereni



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