Tampons et serviettes hygiéniques en danger ?

Si le cycle menstruel n’a rien de très réjouissant, il peut s’avérer encore plus stressant lorsque l’on se penche sur les composants des protections intimes. Quels dangers cachent les tampons et les serviettes hygiéniques ? Quelles sont les alternatives écologiques et respectueuses du corps féminin ?

 
 

Une femme utilise en moyenne entre 8 000 et 12 600 protections intimes au cours de sa vie. Image du domaine public.

Une femme utilise en moyenne entre 8 000 et 12 600 protections intimes au cours de sa vie. Image du domaine public.

Avec un cycle menstruel tous les 28 jours en moyenne, une femme connait entre 400 et 450 menstruations dans sa vie, soit entre 2 000 et 3 150 jours de règles. À raison de quatre serviettes ou tampons par jour, cela fait entre 8 000 et 12 600 protections intimes utilisées dans une vie. Autant dire qu’il est impératif de pouvoir se protéger en totale sécurité ! Pourtant, aucune loi française n’impose aux fabricants de communiquer sur la composition de leurs produits. Impossible donc de Il savoir si l’herbicide est présent ou non. Néanmoins, la plupart des producteurs de produits biologiques dévoilent la composition.

 
 
 
 
 

Dire non à la dioxine…

 

Ensemble complexe de fibres naturelles et synthétiques, dont le cœur absorbant mélange coton, viscose et polymères, ainsi qu’une poudre absorbante, le tampon n’est pas le meilleur allié selon le magazine WeDemain. Car le cœur de coton est blanchi par oxygénation, avec des azurants chimiques et, la plupart du temps, du chlore. C’est ce chlore qui, lorsqu’il entre en contact avec la viscose, devient une substance toxique, la dioxine. La dioxine est un polluant nocif qui pénètre dans les muqueuses et s’installe à petites doses dans le corps des femmes. La serviette hygiénique n’est pas plus rassurante puisqu’elle contient une poudre absorbante nocive, composée d’un condensé d’amidon et de produits chimiques.

 
 

…et au glyphosate

 

Autre composant inquiétant des produits d’hygiène intime, le glyphosate. Celui-ci serait présent dans 80% des tampons et des serviettes hygiéniques selon une étude de l’Université de la Plata en Argentine. Le glyphosate est plus connu sous le nom de Roundup, le désherbant nocif commercialisé par le groupe Monsanto. Considéré comme « cancérogène probable » par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « les expositions répétées du produit peuvent perturber le métabolisme humain » d’après une déclaration du Dr Laurent Chevallier chef de l’unité de médecine environnementale du CHU de Montpellier au journal Ouest-France.

 
 

Le syndrome du choc septique inquiète

 

Le risque de SCT semble s’être développé avec l’augmentation de tampons composés de fibres synthétiques. Image du domaine public.

Le risque de SCT semble s’être développé avec l’augmentation de tampons composés de fibres synthétiques. Image du domaine public.

Si les taux de produits toxiques relevés restent faibles, le risque zéro n’existe pas. Parmi les conséquences tragiques de composants toxiques, le syndrome du choc septique (SCT). C’est la médiatisation d’une jeune mannequin amputée suite à cette affection qui a inquiété les consommatrices. Celles-ci réclament une transparence des produits hygiéniques. Le SCT est causé par des toxines produites par une bactérie appelée Staphylococcus aureus qui est souvent présente dans le nez et le vagin. Il se produit pendant les règles ou peu après et nécessite un diagnostic et un traitement rapide. La personne atteinte pense d’abord avoir une grippe puis ressent rapidement d’autres maux tels que des vomissements, une forte fièvre, des diarrhées, une éruption cutanée ressemblant à un coup de soleil, des vertiges, des douleurs musculaires ou encore des malaises vagaux. Le risque de SCT semble s’être développé avec l’augmentation de tampons composés de fibres synthétiques.

 
 

Des alternatives douces

 

Pour éviter les risques, plusieurs solutions s’offrent aux femmes. La première consiste à suivre des conseils d’hygiène et de logique que la majorité des femmes appliquent déjà : se laver les mains avant et après chaque changement, remplacer régulièrement sa serviette ou son tampon (toutes les quatre heures de préférence) et privilégier la serviette périodique pour la nuit. Il est également possible de pousser plus loin en se tournant vers les produits hygiéniques composés uniquement de coton biologique. Hypoallergénique, efficace, doux, micro-aéré et écologique, le coton biologique est le parfait allié pour combattre en douceur les menstruations. Enfin, une mesure plus radicale est également envisageable : la coupe menstruelle.

 
 

 
 

En forme de cloche aux bords arrondis, la coupe menstruelle est généralement composée de silicone de qualité médicale ou de latex. Réutilisable, elle serait plus écologique et plus économique que les protections hygiéniques habituelles.

 
 

Sarah Belnez pour Sereni Magazine.

 
 



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