Mettre fin au harcèlement scolaire

Il aura fallu plusieurs drames pour que le harcèlement scolaire devienne une priorité. Avec les nouvelles technologies, ce phénomène franchit la barrière de l’école et s’immisce en continu dans la vie des victimes.

 

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700 600 élèves, entre le CE2 et le lycée, subissent des agressions physiques ou verbales de manière répétée. Image du domaine public.

 

Ils s’appelaient Matteo, Marion, Alexandre, Émilie et se sont suicidés après avoir subi le harcèlement scolaire de leurs camarades. Il aura fallu que ces drames soient médiatisés pour que l’on prenne l’ampleur du harcèlement scolaire. 700 600 élèves, entre le CE2 et le lycée, subissent des agressions physiques ou verbales de manière répétée, selon les chiffres du gouvernement. Cela représente 9% des enfants et adolescents dans les établissements scolaires. Si les chiffres sont alarmants c’est l’évolution du harcèlement qui est d’autant plus inquiétante. On parle de harcèlement lorsqu’un enfant est « insulté, menacé, battu, bousculé ou reçoit des messages injurieux à répétition ». Il est caractérisé par de la violence, de la répétitivité et l’isolement de la victime. Les victimes de harcèlement peuvent être stigmatisées pour différentes raisons comme leur apparence physique, leurs centres d’intérêt, leur sexe, leur handicap, etc.

 

Si le harcèlement scolaire a toujours existé, il prenait généralement fin à la sortie de l’école. Mais les nouvelles technologies ont rendu ces agressions omniprésentes et intrusives. Désormais, l’enfant reçoit des propos blessants, injurieux et menaçant par téléphone, sur les réseaux sociaux, via des applications, etc. On parle alors de cyber-harcèlement. Et s’il « suffirait » de se déconnecter, la tentation de savoir ce qui se dit est paradoxalement très tentante.

 

Communiquer pour lutter

 

Si les enfants deviennent plus distants de leurs parents en grandissant, quelques signes peuvent révéler un harcèlement scolaire. La simulation de maux de têtes et de ventres à répétition pour rester à la maison, le changement soudain de comportement en classe et à la maison, une baisse des résultats scolaires sont des comportements à surveiller. Attention, cela ne signifie pas forcément que votre enfant est victime de harcèlement mais qu’il traverse une période perturbante ou un chagrin d’amour. La communication est l’outil le plus efficace pour lutter contre le harcèlement scolaire. Le gouvernement a ainsi mis en place un numéro vert « Non au harcèlement ». Il suffit de composer le 3020, du lundi au vendredi de 9h à 18h (sauf les jours fériés). Une autre ligne gérée par l’association E-Enfance est disponible au 0800 200 000. Ce numéro vert, « Net écoute », est dédié au cyber-harcèlement. Ce service est gratuit, anonyme, confidentiel et ouvert du lundi au vendredi de 9h à 19h. Ces numéros sont disponibles pour les victimes, les témoins mais également pour les auteurs de harcèlement. D’autres méthodes de sensibilisation comme la série de dessins animés Vinz et Lou stoppent la violence, destinée aux élèves du primaire, sont soutenues par le gouvernement.

Pour toute information complémentaire, rendez-vous sur le site Non au harcèlement.

 

Sarah Belnez pour Sereni Magazine.

 



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