Craignez-vous les méduses ?

Derrière leurs déplacements quasi aériens, les méduses peuvent être une vraie angoisse pour les adeptes des bords de mer. Et si vous imaginez uriner sur une brûlure de méduse pour soulager la douleur, alors cet article est fait pour vous !

 
 

Même morte depuis de longues heures, le venin est encore actif. Image du domaine public.

 
Vous souvenez-vous de la « méduse immortelle » ? Si les méduses que l’on peut rencontrer au bord de la plage l’été ne sont pas éternelles, un contact avec elles peut néanmoins être douloureux et persister. Et les activités humaines qui détruisent certaines espèces animales ne sont pas un problème pour ces êtres gélatineux, au contraire ! En salant davantage la mer, le réchauffement climatique favorise leur reproduction, la pollution développe leur nourriture favorite (le zooplancton) tandis que la surpêche élimine prédateurs et concurrents potentiels. La prolifération des méduses de ces dernières années n’est donc pas une surprise. Mais sur le millier d’espèces de méduses recensées dans le monde, seules quatre en particulier se trouvent généralement sur les littoraux français : Aurelia aurita, Pelagia noctilucas, Carybdea marsupialis et Chrysaora hysoscella. Inoffensives pour l’Homme, elles sont cependant plus ou moins urticantes. Notons au passage que l’on utilise à tort le terme de « piqure » puisque les méduses n’attaquent pas. C’est le contact avec leurs filaments qui déclenche des réactions urticaires. Pour éviter de se faire brûler, le site mer-littoral.org rappelle évidemment de ne pas se baigner au milieu des méduses et de ne pas jouer avec. Mais contrairement aux apparences, il est également fortement déconseillé de « toucher une méduse échouée, même morte depuis de longues heures, le venin étant encore actif ». Mais que faire lorsqu’une méduse parvient à déjouer ces précautions ?

 
 

Comment réagir en cas de brûlure?

 

Votre peau rougit, vous démange, vous brûle ? Alors une méduse est certainement derrière ces symptômes. Urine, alcool, vinaigre, eau froide… nos premiers réflexes issus des conseils de grand-mère ne sont pourtant pas forcément adaptés à la situation. Alors que l’alcool et le vinaigre s’avèrent inefficaces, l’eau froide et l’urine auraient une température insuffisante pour soulager la douleur et sont même déconseillées. Comme l’eau douce, l’urine risque de faire éclater les cellules urticantes restantes et libérer à nouveau le contenu venimeux, favorisant ainsi le risque de surinfection. En fait, si des personnes ayant déjà testé l’urine pour soulager la douleur ont été relativement satisfaites, cela est dû à la chaleur dégagée par celle-ci, même si elle est, rappelons-le, insuffisante. Le meilleur moyen de soulager la douleur est donc de verser de l’eau chaude avant de désinfecter la plaie. N’enlevez surtout pas les filaments de méduses à mains nues. Le site de la Croix-Rouge conseille de recouvrir de sable la plaie puis de laisser sécher avant de retirer le « cataplasme » avec un objet rigide afin d’éliminer les parties urticantes. N’hésitez pas à prendre du paracétamol ou à consulter un médecin si la douleur persiste. Les marques cutanées peuvent quant à elles mettre 15 jours pour disparaître.

 
 
Sarah Belnez pour Sereni Magazine.

 
 

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