L’homoparentalité en France

Les schémas familiaux n’ont jamais été si nombreux : parents divorcés, familles recomposées, familles monoparentales… les parents homosexuels sont l’un de ces nombreux exemples. Pourtant, en France, bien qu’aux yeux de la loi l’orientation sexuelle ne doive pas être une barrière, un couple homosexuel ne peut pas adopter d’enfant ni procéder à une insémination artificielle.


Les cas d’homoparentalité

Enfant né d’une union hétérosexuelle


Certains enfants sont nés dans le cadre d’une relation hétérosexuelle précédente puis l’un des parents décide de vivre son homosexualité. L’enfant est alors gardé alternativement par les parents biologiques, il sera alors amené à vivre avec un couple homosexuel.


Selon les spécialistes, l’idéal est d’annoncer et d’expliquer le plus tôt possible son homosexualité à l’enfant.


Enfant né de deux parents homosexuels


L’enfant est alors bien conscient d’avoir un père et une mère : cela est comparable à un couple divorcé et recomposé.


Enfant né d’une insémination artificielle


Cela est interdit en France. Cette situation est plus difficile à vivre pour l’enfant étant donné qu’il ne connait pas son père.


Enfant adopté


L’adoption est possible pour une personne célibataire mais pas pour un couple homosexuel. L’orientation sexuelle ne peut être un critère discriminatoire, cependant il est conseillé de taire sa sexualité car en pratique on constate de nombreuses discriminations. Il y aurait en France une centaine d’adoption d’enfants par un couple homosexuel.


De façon générale, il est beaucoup plus difficile pour les couples d’hommes d’avoir des enfants.


Le développement de l’enfant



Avoir un père et une mère n’est pas le plus important : selon les spécialistes l’essentiel est plutot l’apport à la fois d’amour et de règles strictes.


Les homosexuels ont la plupart du temps beaucoup plus réfléchi à leur projet d’enfant que les couples hétérosexuels pour qui avoir un enfant est le schéma « classique ». Leur désir d’enfant est donc mûrement réfléchi et l’enfant a beaucoup plus de chance de bien se développer contrairement à des familles où l’enfant arrive « par surprise » ou bien n’est pas désiré par les deux…


Les limites de l’homoparentalité


Si il existe toujours un moyen d’avoir un enfant, le problème reste que la loi ne reconnait que l’un des parents en tant que tuteur légal. Cela signifie qu’en cas de décès ou de séparation, l’autre parent n’a aucun droit sur l’enfant ! Il existe la possibilité de « délégation parentale de l’autorité » qui permet au parent officiel d’élever son enfant tout en bénéficiant « officiellement » de l’aide de l’autre parent. Cette procédure est possible, quel que soit l’âge de l’enfant mineur, mais difficile à mettre en place pour les parents homosexuels. Il faut en effet prouver l’intérêt de cette procédure sur le bien être de l’enfant. [Voir l’article Délégation d’autorité parentale au sein du couple homosexuel]


La loi française a encore du chemin à faire pour que les couples homosexuels puissent vraiment avoir le droit de fonder une famille…


Clémentine Fouquet, pour www.sereni.org



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