Les Huit Salopards / The Hateful Eight

Ils ont bien failli ne pas sortir ces Huit Salopards, mais Quentin Tarantino a surmonté les fuites de scénario pour offrir un deuxième western après le remarqué Django Unchained. Trois ans de travail pour un film aussi sanglant que drôle. Si les avis sont partagés, il est certain que le public français l’attendait puisque le film s’est emparé de la première place du Box-office France à sa sortie, le mercredi 6 janvier 2016.

 
 

Synopsis

 

Quelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques : le confédéré, le mexicain, le cowboy et le court-sur-pattes. Alors que la tempête s’abat au-dessus du massif, l’auberge va abriter une série de tromperies et de trahisons. L’un de ces huit salopards n’est pas celui qu’il prétend être ; il y a fort à parier que tout le monde ne sortira pas vivant de l’auberge de Minnie…

 

Interdit aux moins de 12 ans avec avertissement.

 

 

Un film bien imprégné du style Tarantino, aussi drôle que sanglant. Des habitudes qui se ressentent également au niveau du casting comme en témoigne la présence d’un de ses acteurs fétiches, Samuel L. Jackson, présent dans Pulp Fiction, Jackie Brown, Kill Bill vol. 2 et Django Unchained. On retrouve également Tim Roth, qu’on a pu voir dans Reservoir Dogs, Pulp Fiction et Groom Service. Michael Madsen avait quant à lui joué dans Reservoir Dogs, les deux Kill Bill et Hell Ride (produit par Tarantino). Un film à déguster en VOSTFR si possible pour ne rien rater des performances de ces grands acteurs.

 

Tarantino a de nouveau misé sur une bande son déterminante et a su instaurer une tension constante notamment grâce à la musique d’Ennio Morricone. Le cinéaste nous laisse trois heures pour détester et nous attacher à ces Huit Salopards dans cet univers glacial qui incite à la paranoïa. Western ou film d’horreur, une chose est sûre, être emporté dans ce huis-clos a de quoi faire peur…

 
 

Sarah Belnez pour Sereni Magazine.



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