Enceinte : les démarches à ne pas oublier

Votre ventre s’arrondit, vos envies se modifient,et vous avez déjà en tête les quelques prénoms que pourraient porter votre futur chérubin. Avant de penser à tout ça, et pour être sur de profiter de ces futurs moments en toute tranquillité, quelques démarches s’imposent afin de ne pas être prise au dépourvue le jour J.



L’État garantit la protection et le suivi des femmes enceintes. Des examens doivent être effectués en temps et en heures.

Une grossesse suivie et protégée

L’État garantit la protection et le suivi des femmes enceintes. Des examens doivent être effectués en temps et en heures. Ces examens peuvent être effectués par votre médecin traitant, ou le gynécologue habituel. Il est aussi également possible de se faire suivre par un gynécologue-obstétricien ou une sage-femme, en cabinet ou en maternité. Le gynécologue-obstétricien s’occupe des accouchements dans les cliniques privées, la sage-femme dans les hôpitaux. Le gynécologue habituel s’occupe de la femme au quotidien. Si vous choisissez votre médecin traitant et votre gynécologue habituel pour suivre votre début de grossesse, sachez qu’à partir du sixième, voire huitième mois en fonction du déroulement de la grossesse, vous devrez vous faire suivre par un gynécologue obstétricien ou une sage-femme.


Une première visite médicale doit être effectuée avant la fin du troisième mois. Le médecin vous délivrera une attestation médicale ainsi qu’une déclaration de grossesse. Ces documents seront à envoyer à la Caisse d’Assurance Familiale ainsi qu’à la Caisse Primaire d’Assurance maladie. Ils vous serviront pour les remboursements des frais médicaux liés à votre grossesse. Ces déclarations vous permettent de toucher l’assurance maternité. Elles prévoient le remboursement intégral de vos examens, les frais d’hospitalisations lors de l’accouchement, ainsi que huit séances de préparation à l’accouchement. Un guide de surveillance médicale vous sera aussi fourni, il contient toutes les informations nécessaires au bon déroulement de votre grossesse, et présente un calendrier détaillé des futurs examens à effectuer avant et après la naissance.



L’accouchement

Il peut s’effectuer dans un hôpital, à la clinique ou à domicile. En hôpital, c’est généralement la sage-femme qui intervient. En France, plus de 60% des naissances sont effectuées par une sage-femme. La clinique privée, peut permettre le choix du praticien qui va suivre la grossesse et l’accouchement. Les naissances à domicile sont quant à elles effectuées par des sage-femmes. Pour cela, la grossesse doit se dérouler sans aucun problème.



La reconnaissance du bébé

Une fois le bébé né, il ne faut pas oublier d’aller se rendre à la mairie ! En fonction de la situation des parents, la reconnaissance du nouveau-né peut s’effectuer de différentes manières. Si les parents sont mariés, le père n’a pas besoin de reconnaitre l’enfant, il doit simplement déclarer sa naissance à la mairie. Si les parents ne sont pas mariés, le père a possibilité de reconnaitre l’enfant avant ou après la naissance. Avant la naissance, il doit se rendre à la mairie avec la mère et une pièce d’identité, après la naissance, il doit se rendre à la mairie du lieu de naissance de l’enfant dans les trois jours suivant l’accouchement. Il doit indiquer qu’il reconnaît l’enfant, en même temps qu’il déclare sa naissance. Cette reconnaissance est essentielle car elle permet de garantir un lien de filiation, essentielle en cas d’héritage, de divorce et de droit de garde.


Depuis 2005, l’attribution du nom de famille permet aux parents de choisir quel nom portera leur enfant. Lorsque la filiation est établie pour chacun d’eux, l’enfant peut porter le nom du père ou de la mère, ou les deux. Si le choix se porte sur les deux noms, l’ordre des noms est au choix des parents. La limite néanmoins est d’un seul nom de famille par parents, si ces derniers portent déjà les deux noms de leurs parents.



Le congé maternité

Toutes les nouvelles mamans ont le droit à un congé maternité de seize semaines. Une directive de l’Union Européenne indique que le congé maternité doit être d’un minimum de quatorze semaines. Les Françaises sont plutôt chanceuses, les Allemandes et les Belges, n’ont que le minimum alors que les Suédoises et les Norvégiennes ont jusqu’à 16 mois de congés maternité!l En France depuis 2007, le congé maternité a été assoupli. Les semaines sont réparties avant et après la naissance au choix de la maman, avec trois semaines avant la naissance obligatoires.


Si vous êtes salarié, vous pouvez prévenir votre employeur par lettre recommandé, accompagné d’un certificat médical. Cette déclaration officielle de grossesse vous permettra de bénéficier des avantages éventuels prévus dans la convention collective de votre entreprise et empêchera toute volonté de licenciement de la part de votre employeur.


Le code du travail n’indique aucun délai particulier pour prévenir votre employeur de votre grossesse. Toutefois, il semble de bon sens de l’avertir relativement tôt afin d’assurer une bonne organisation de votre congé.


En aucun cas, votre employeur ne peut vous licencier pour motif de grossesse. De même, si vous êtes enceinte lors d’un entretien d’embauche, vous n’êtes pas tenue d’en faire part à votre recruteur, qui ne doit pas non plus vous questionner sur ce sujet. A votre retour de congé, votre salaire ne peut être diminué ni la nature de votre contrat.


Dès la prescription de votre arrêt de travail, n’oubliez pas d’adresser votre avis de travail à votre assurance maladie ainsi qu’à votre employeur. Vous toucherez des indemnités journalières, si vous pouvez justifier d’une immatriculation sociale, de plus dix mois avant la date d’accouchement. L’indemnité journalière est calculée en fonction de votre salaire journalier de base, calculé sur la moyenne des salaires. Les indemnités vous seront versés tous les quatorze jours par votre caisse d’Assurance Maladie. Ces indemnités sont soumises à l’impôt sur le revenu. Veillez à bien conserver ces documents, car ils valident le droit à la retraite.



Et les papas dans tout ça ?

Un congé de paternité est accordé aux pères salariés sous réserve de présentation d’un document (copie de l’acte de naissance, du livret de famille, acte de reconnaissance de l’enfant…) attestant la naissance de l’enfant. Le congé paternité est de onze jours pour un enfant et de dix-huit si la naissance est multiple. Il doit être pris dans les quatre mois suivant la naissance de l’enfant. Il doit informer son employeur de la date et de la durée de son congé par lettre recommandé, un mois minimum avant le début du congé. Ceci n’est pas une obligation légale mais facilite grandement la gestion du congé par votre Assurance Maladie.


• Élise Lambert, pour www.sereni.org



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