Pollution : l’inaction de l’Etat face au danger

La pollution atmosphérique pourrait causer 6 à 9 millions de décès prématurés d’ici 2060, selon le dernier rapport de l’OCDE. Pourtant, l’inaction politique face au réchauffement climatique est marquée par l’incapacité des députés européens d’élaborer une réglementation contraignante des émissions de gaz à effet de serre.

 
Businessman wearing a gas mask

 
Selon l’OMS, il y aurait actuellement, 3,7 millions de décès prématurés dus à la pollution atmosphérique. Un chiffre alarmant, qui pourrait à l’avenir se multiplier par 2 en raison de la hausse des charges atmosphériques en microparticules (PM 2,5). L’urbanisation et la hausse de l’industrie étouffent la planète. En Chine et en Inde, le taux de mortalité dû à la pollution atmosphérique pourrait être multiplié par 4. En 2010, ils étaient 430 000 à mourir du réchauffement climatique, en 2060, dans ces pays, ils seront 580 000. En toute logique, la pollution sera aussi la cause de nombreux troubles sanitaires avec un coût faramineux. Si la population est malade et souffre des particules fines, il y aura une baisse de la production du travail, une hausse d’achat de médicaments et autres traitements. Elisa Lanzi, rédactrice du rapport de l’OCDE explique pour Le Monde : « Globalement, représentant aujourd’hui 0,3 % du PIB mondial, ces coûts directs et indirects pourraient s’élever d’ici à 2060 à 1 % du PIB mondial. 1 % cela peut paraître peu, c’est tout de même l’équivalent du PIB de la France ». Les pays dont l’économie sera le plus impactée sont la Chine (2,6%) et la Russie (1,6%).

 
L’inaction politique

 
Mercredi 8 juin, les politiques ont encore prouvé leur limite, en refusant une directive européenne contraignante en matière d’émission de gaz à effet de serre. Cette révision législative fait écho à la directive de l’air de 1999, fixant les plafonds d’émissions pour les plus gros émetteur de gaz à effet de serre : l’industrie, l’agriculture et les transports. Les négociations étaient débattues par la Commission Européenne, le Conseil Européen et le Parlement européen. Le but ? Réduire de 52% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Malheureusement le Conseil campe sur ces positions et ne veut pas se rallier au texte prévoyant des résolutions plus strictes qu’à l’initial. Alors qu’il est connu que le méthane est un de principal gaz à effet de serre, la molécule a été supprimée de la liste des polluants plafonnés. Pour cause ? La relation entre méthane et agriculture en crise. Ainsi 93% des émissions de méthanes sont liés aux pesticides et aux cultures intensives. Les émissions ne peuvent pas être remises en cause en raison des difficultés économiques qui persistent dans le secteur, ou pour faciliter le TAFTA, qui est actuellement négocié secrètement à l’Union Européenne. Le taux d’émission d’ammoniaque est aussi remis en cause. La France doit donc, non plus réduire ses émissions d’ammoniaque de 23% mais de 13% d’ici 2030. L’Allemagne, la Grèce, l’Italie, la Hongrie, l’Espagne et la Grande Bretagne ont demandé une baisse des émissions d’ammoniaque de 8 à 18 points. Tous les États membres ont aussi réduit leurs objectifs concernant les particules fines. En raison de cette mauvaise foi politique, les modification du texte sont revues à la baisse. Si un réel accord n’est pas trouvé d’ici le prochain conseil, le 20 juin, les conséquences s’annoncent désastreuses. A noter que selon le dernier rapport de l’Agence Européenne de l’Environnement, le taux de mortalité dû aux particules fines était de 403 000 personnes en 2012, dans l’Union Européenne.

 

Maïlys Kerhoas pour sereni.org

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