Contre le froid, à chacun sa chapka !

14/12/2010

La chapka ou ouchanka est un chapeau traditionnel russe à la base purement pratique. Sa valeur symbolique n’apparaît que beaucoup plus tard, et seulement grâce à la popularité de la chapka chez les Russes.


A l’étranger, la chapka est devenu un véritable symbole de la Russie autant que la vodka ou les matrioshkas.

La chapka protège les oreilles, la tête et le visage du froid et du vent. Elle est très pratique car s’adapte à diverses conditions climatiques, grâce à ses parties rabattables sur les oreilles. Elles se maintiennent soit nouées sur le haut ou se rabattent vers le bas selon les envies et les besoins. La chapka est tout de suite appréciée des militaires, et les premiers à porter la chapka similaire à celles que l’on connaît aujourd’hui sont les soldats de l’armée blanche, vers 1919. Les chapkas d’officiers étaient décorées de cocardes tandis que celles des soldats ordinaires n’en étaient pas pourvus.


Vers 1940, la chapka devient un accessoire officiel des milices soviétiques. Elle est grise pour l’armée et noire dans la marine. Dans les années 1970 on y ajoute l’étoile rouge cerclée de feuilles dorées – symbole de la Russie communiste – sur l’avant. Malgré les multiples changements apportés à l’uniforme du soldat russe au gré de l’histoire, la chapka  en est demeurée jusqu’à nos jours un attribut essentiel.


Toutefois,  il n’est pas seulement un élément de l’équipement militaire russe . En hiver la plupart des hommes les portaient non seulement pour son aspect confortable mais également en raison du faible choix proposé dans les boutiques d’habillement de l’époque.


A l’étranger, la chapka est devenu un véritable symbole de la Russie autant que la vodka ou les matrioshkas. Il participe au stéréotype russe, notamment dans les films hollywoodiens, les caricatures etc. Mais ce couvre-chef  est aussi usité dans les autres pays de l’ancien bloc soviétique, autant qu’en Chine, Mongolie, Corée du Nord et même au Canada où elles appartiennent à l’équipement d’hiver de certains corps de l’armée.


• Lada Dibrova, pour www.sereni.org



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