Pollution : on n’est pas des pigeons !

Contrôler la pollution de l’air grâce aux pigeons ? Une idée qui a séduit la ville de Londres. Avec près de 10 000 morts par an liées à la mauvaise qualité de l’air, la capitale a pris la décision de mettre en place une opération très spéciale.

 
 

10 000. C’est le nombre moyen de décès qui ont lieu chaque année à Londres à cause des divers effets de la pollution de la ville. Pour lutter contre la situation, la société Plume Labs a mis sur pattes un projet original : faire patrouiller 10 pigeons bisets, équipés de sacs à dos spéciaux. Du 14 au 16 mars 2016, l’équipe de volatiles composée de trois pigeons vedettes, Coco le franc-tireur, Julius le branché et Norbert l’intellectuel, va survoler la ville pour estimer la concentration de dioxyde d’azote, d’ozone et d’autres particules. Les protecteurs de la ville, appelés l’équipe de la « Pigeon Air Patrol », sont surveillés par des vétérinaires qui s’assurent de leurs conditions physique et psychologique. L’idée provient de l’agence DigitasLBi, et plus particulièrement de Pierre Duquesnou. Celui-ci s’est inspiré des pigeons utilisés lors des première et seconde guerres mondiales pour transmettre des informations ainsi que d’une expérience qui s’est déroulée au Pérou en janvier 2016. Les autorités de Lima ont entrainé une dizaine de vautours pour détecter les décharges sauvages.

 
 

Suivre Coco, Julius et Norbert en temps réel

 

Pas besoin de chercher un sac à dos dans le ciel pour suivre l’opération. Avec le compte @PigeonAir, chaque utilisateur de Twitter peut se renseigner sur la qualité de l’air de Londres et plus particulièrement dans la zone où il se trouve. En effet, toutes les données récoltées par les pigeons durant leurs vols sont transmises directement sur la toile. Une carte de la ville indiquant les tracés des pigeons est également accessible sur le site de l’équipe à plumes.
 

 
 

Et après ?

 

Un projet préventif qui permet à Plume Labs de faire d’une pierre deux coups : mettre en garde la population et les autorités sur les problèmes de pollution de la ville et faire un coup de communication à sa société. Une opération qui permet à la société de mettre en lumière un projet de plus grande envergure, créer une « patrouille de l’air » composée de volontaires qui accepteront d’emporter avec eux le même type de capteur miniature que celui embarqués par les pigeons. Une campagne de financement participatif est en cours pour mener à bien le projet qui a pour but de former un réseau d’information sur la qualité de l’air plus complet. Celui-ci bénéficiera aux londoniens mais aussi aux scientifiques qui pourront exploiter ces données.

 
 

Sarah Belnez pour Sereni Magazine.

 
 



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