La Grande Barrière de corail a pâle allure

La Grande Barrière de corail a mauvaise mine. Les scientifiques ont tristement constaté la pire période de blanchissement de coraux. La hausse de la température de l’eau affecte 93% des récifs du trésor Australien selon les déclarations des scientifiques du 29 mars 2016.

 
 

La Grande Barrière de corail est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1981. Image du domaine public.

La Grande Barrière de corail est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1981. Image du domaine public.

Si ses 2 600 kilomètres de récifs s’étalant le long de la côte est de l’Australie lui valent d’être inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1981, la Grande Barrière de corail traverse une très mauvaise passe. Les observations aériennes réalisées par des chercheurs de l’Université James Cook de Townsville en Australie montrent un blanchissement record des coraux. Après avoir survolé 520 récifs entre Cairns et le détroit de Torrès, qui sépare l’Australie de l’île de Nouvelle-Guinée, les scientifiques ont fait un constat alarmant, bien plus grave que lors des épisodes de 2002 ou 1998. D’après eux, seulement 68 des 911 récifs observés ont échappé au blanchissement. Mais l’Australie n’est pas le seul témoin de ce phénomène qui touche également l’Indonésie et les Maldives.

 
 
 
 


 
 
 
Une situation brûlante

 

Canberra œuvre à un plan de préservation sur 35 ans. Image du domaine public.

Canberra œuvre à un plan de préservation sur 35 ans. Image du domaine public.

Menacée par les ruissellements agricoles, le développement économique et l’augmentation notable d’acanthasters – des étoiles de mer destructrices de coraux – la Grande Barrière de corail est avant tout une victime centrale du réchauffement climatique. Un phénomène récemment accentué par le retour du courant chaud équatorial du Pacifique : El Niño.

 
 
 

La hausse de la température de l’eau pousse les petits habitants des coraux à expulser les algues symbiotiques. Pourtant, ce sont ces algues vertes qui, grâce au gaz carbonique issu de la photosynthèse, donnent au corail sa couleur et ses nutriments. Une situation dramatique à double tranchant car si le trésor australien peut s’en sortir en cas de refroidissement de l’eau, il peut également disparaitre et ne pas voir les algues revenir si la situation persiste. En attendant que les activités humaines destructrices s’orientent vers des alternatives écologiques, Canberra œuvre à un plan de préservation sur 35 ans.

 
 

Sarah Belnez pour Sereni Magazine.

 
 



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