Retomber sur ses pattes ? Un jeu de chat !

S’ils sont réputés pour être dormeurs et gourmands, les chats sont également reconnus pour leur agilité. Leur capacité à (presque) toujours retomber sur leurs pattes continue de fasciner. Comment font-ils pour éviter le syndrome de la tartine de confiture ?

 
 

Si l’on a plutôt tendance à amortir douloureusement nos chutes avec nos fessiers, les chats nous donnent de quoi être jaloux en retombant quasi-constamment sur leurs pattes. Mais comment réussissent-ils cette prouesse ? Tout débute avec les premiers ancêtres du chat qui devaient chasser à la fois au sol et dans les arbres, une activité nécessitant de bonnes griffes mais également un sens de l’équilibre irréprochable. Cette qualité, nos compagnons à quatre pattes l’ont conservée au fil du temps. Mais les chats bénéficient surtout d’une colonne vertébrale très flexible et d’un sens précieux, le réflexe de redressement qu’ils acquièrent naturellement dès l’âge de sept semaines.

 
 

Les chats se redressent toujours dans une séquence précise. Image du domaine public.

Les chats se redressent toujours dans une séquence précise. Image du domaine public.

C’est la photographie à haute vitesse qui montre comment les chats retombent généralement sur leurs pattes. En effet, la photographie au ralenti montre que les chats se redressent toujours dans une séquence précise : la tête, alertée par des messages envoyés par les yeux et l’oreille interne, tourne en premier puis la colonne vertébrale se tord avant que les pattes arrière se mettent en position. En même temps, le chat courbe le dos afin d’amortir le choc.

 
 
 
 
 
 
 

Des chats parachutistes ?

 

L’augmentation du nombre de chats ayant chuté d’une fenêtre non protégée a donné naissance au syndrome du chat parachutiste. Image du domaine public.

L’augmentation du nombre de chats ayant chuté d’une fenêtre non protégée a donné naissance au syndrome du chat parachutiste. Image du domaine public.

L’augmentation du nombre de chats ayant chuté d’une fenêtre non protégée a donné naissance au syndrome du chat parachutiste. Car un chat plein d’énergie sera autant attiré par une proie, qu’il soit au sol ou au onzième étage. Seulement les dangers ne sont bien évidemment pas les mêmes. Néanmoins, des vétérinaires de l’Animal Center de New-York ont constaté avec surprise que les chats qui tombaient de plus haut avaient souvent des blessures moins graves que ceux qui tombaient d’étages inférieurs. Il semblerait que les chats qui tombent d’étages supérieurs et qui ont le temps de se mettre en chute libre comme un parachutiste sont détendus. Lorsque l’on subit un traumatisme en étant détendu on diminue le risque de blessure, alors qu’en étant stressé et tendu on a tendance à se blesser davantage.

 
 

Sarah Belnez pour Sereni Magazine.

 
 



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *