« Le hara » : votre énergie vient du ventre

On a souvent l’impression que notre cerveau contrôle toute notre énergie et notre corps. Pourtant, il suffit d’une angoisse, d’un stress, d’une tension et c’est le ventre qui souffre.


Connaître son hara est une force vitale pour quiconque souhaite travailler sur son énergie.

De nombreuses expressions utilisées au quotidien, le rappellent : « avoir une boule dans le ventre » , « avoir le ventre noué » , « avoir la peur au ventre ». Pour les Japonais, la force principale de l’homme provient du ventre, le « hara ». Cette zone située en dessous du nombril signifie aussi « océan de l’énergie », c’est le point central de notre force.


Le « hara » chez les Orientaux

 

Contrairement aux Occidentaux dont la posture droite est souvent une exigence de l’éducation « Tiens-toi droit, redresse-toi! Redresse le torse, rentre le ventre… », les petits Japonais ne connaissent qu’un mot: « hara ». Cette force émanant du ventre est connue et entretenue dès le plus jeune âge. Le hara fait partie de la vie des Japonais élevés dans la tradition. Dans n’importe quelle activité, que ce soit le tir à l’arc, les arts martiaux, le théâtre ou même la cérémonie du thé, le hara est présent. Par le hara on recherche l’aisance du mouvement et l’équilibre de l’esprit. On affirme même que les enfants destinés à être des samouraïs portaient un bandage fortement noué au niveau de l’estomac, afin de les contraindre à respirer par le ventre. Placer la force dans le ventre, et apprendre à l’utiliser s’appelle un « okuden ».


L’équilibre du corps et de l’esprit

 

Le hara est le centre de vie pour les Orientaux. Cette zone est située entre l’abdomen et le bas ventre. C’est le point de convergence du tonus musculaire abdominal. C’est sur le hara que s’appuie notre souffle. Il monte comme une colonne d’air sous pression, pour se frayer un passage entre nos muscles. Une personne concentrée sur son hara est très ancrée sur terre. Quelqu’un de décentré manifestera généralement un déséquilibre de ses membres (poitrine en avant, épaules contractées ou ventre rentré). Connaître son hara est une force vitale pour quiconque souhaite travailler sur son énergie. En apprenant à contrôler les muscles du corps, on apprend à utiliser l’énergie au lieu d’être utilisée par elle. En effet, notre ventre est directement relié à notre cerveau par un axe « cerveau-intestin ». Le système nerveux est capable d’influencer notre ventre. Lorsque nous allons mal, notre ventre réagit (boule au ventre, crampe…) Pour sentir un bien-être global, il faut donc être en accord avec son ventre, ne pas le négliger et même l’écouter !


Le bien-être de la tête aux pieds

 

Pour s’exprimer, le hara a besoin d’appuis solides. Il est nécessaire de bien poser ses pieds par terre. L’importance de la position droite peut se comparer à celle d’un tronc d’arbre. Un axe qui repose sur une base solide, et se maintient sans efforts à la verticale. Plusieurs méthodes permettent de laisser s’épanouir le hara.


– La posture « zazen » est une technique de méditation zen. On s’assoit sur les talons, les genoux plus bas que le bassin (en mettant un coussin sous ses fesses par exemple), on garde le dos bien droit et les épaules détendues. Cette méthode permet de mieux ressentir son ventre, et d’écouter sa respiration, alliée incontournable du hara. Il est important de bien respirer pour relâcher son ventre. Cette respiration permet de détendre en profondeur.


– De même, le massage respiratoire permet de rééduquer la tonicité de notre abdomen en ramenant l’énergie vers le ventre. En se concentrant sur cette énergie, la force du hara peut alors s’accroître.


– Le shintaïdo est une pratique mettant en avant les forces du hara. Dynamisme, puissance et profondeur. Cette « nouvelle voie du corps » permet d’utiliser le corps comme moyen d’expression et de communication. Les exercices permettent d’ouvrir différentes parties du corps : les hanches, les épaules, le ventre, les mains. Par là, ce n’est pas seulement l’énergie qu’on souhaite retrouver, mais aussi développer un esprit d’ouverture aux autres.


Au quotidien, avoir une posture « juste » permet d’économiser son énergie, et d’optimiser ses forces tout au long de la journée. On utilise un minimum de muscles, ce qui permet de se sentir plus léger et de fatiguer moins vite. La règle d’or : être confortablement installé dans son axe, avoir un bon appui sur le sol, le dos bien droit et les épaules relâchées. Conservez une nuque bien droite. Avec cette posture, on s’assure un bien-être durable toute la journée.


• Élise Lambert, pour www.sereni.org



3 réponses à “« Le hara » : votre énergie vient du ventre”

  1. TABAKAM Gaétan dit :

    Votre exposé sur le Hâta est très interessant et captivant. Mais je souhaite en savoir plus. Comment utiliser et contrôler cet énergie?

  2. vanhelmon dit :

    Aimerait savoir s,il faux respire comme ça toute la jounee

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