Activer les muscles du sourire

Un enfant de quatre ans rit et sourit naturellement plus d’une centaine de fois dans la journée. Et vous ? A quelle fréquence souriez-vous ?


A chaque type de sourire, correspondent ses muscles spécifiques.

Les vertus anti-stress du sourire ont été vantées maintes fois par les psychothérapeutes. Mais plus encore, sourire constitue un excellent exercice pour votre visage, en détendant agréablement les muscles de son périmètre, principalement ceux du visage et du cou.


Le sourire fait appel à dix-sept muscles qui travaillent simultanément. Pendant que le muscle risorius responsable de l’abaissement du coin des lèvres est inhibé, les muscles zygomatiques majeurs et mineurs sont activés. A noter qu’il faut autant de muscles pour entraîner dans leur sillage, les yeux et les lèvres sans qui, l’expression serait incomplète.


Dix-neuf sourires au total ont été identifiés incluant les rictus liés à la peur, le mépris ou l’ironie. Fort heureusement, les sourires aidant à l’expression du plaisir et de l’amusement sont dominants. Les plasticiens eux, distinguent trois types de sourire :


– Le sourire commissural, qui relève les coins de la bouche, contracte les muscles releveurs de la lèvre supérieure, dévoilant les dents supérieures.

– Le sourire cuspidé, qui active principalement les muscles releveurs de la lèvre supérieure.

– Le sourire complexe, qui contracte en simultané les muscles releveurs de la lèvre supérieure, les coins de la bouche, et les muscles abaisseurs de la lèvre inférieure, dévoilant toutes les dents.


A chaque type de sourire, correspondent ses muscles spécifiques. Ce mécanisme cérébral est piloté par votre hypothalamus, la glande située à la base du cerveau. L’excitation de sa partie antérieure transmet un influx nerveux au système limbique, où siègent les émotions. C’est alors que le tonus musculaire se relâche, donnant lieu à la multitude de réactions faciales que l’on décrypte comme un signe de contentement chez autrui.


Dès lors, pas de secret : pour éviter à votre visage de se figer dans la tristesse, il est indispensable d’entretenir votre gaieté. Pour ce faire, rien de mieux que la pratique ! Offrez un maximum de sourires autour de vous, c’est paraît-il le meilleur moyen d’en avoir en retour, et d’avoir de nouveau l’envie d’en redonner.


Si vous sentez que votre sourire se crispe (par une trop longue pratique de la morosité…), aidez-vous en visualisant l’objet de votre plaisir et de votre sérénité. Une fleur, la mer, le rire de votre enfant, ces images positives peuvent alors vous dérider en un rien de temps, et les effets sont immédiats.



• Hélène, pour www.sereni.org

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