Une part de Russie au Café Pouchkine

25/02/2011

Le Café Pouchkine est désormais ouvert à Paris au rez-de-chaussée du magasin Printemps Haussman. Il se veut copie conforme du café éponyme moscovite sur la place Pouchkine.

 



L’assortiment proposé est assez divers : plus de dix types de gâteau, près de douze sortes de macarons, des chocolats chauds, mais aussi des desserts russes peu connus en France et préparés à la mode française : « prianik », « sgouchonka », « tsar », « Volga », « Moskva »


L’instigateur de ce projet Emmanuel Ryon est une figure célèbre pour ses chefs-d’œuvres pâtissiers. Depuis mai 2006 il est non seulement à la tête de la pâtisserie Pouchkine à Moscou, mais également de celle du splendide restaurant russe le Turandot. Il détient les titres de Meilleur Ouvrier de France Glacier, Champion du Monde de Pâtisserie et Champion de France de Sculpture sur Glace.


Le propriétaire de la pâtisserie Pouchkine à Moscou est Andrey Dellos, descendant d’une famille française installée en Russie au début du siècle précédant. Aujourd’hui il est considéré comme l’un des restaurateurs les plus importants de Russie. Ses établissements sont connus pour leurs somptueux décors, dignes des plus beaux palaces. Et pour cause, Andrey Dellos fut élève de l’école des beaux-arts en Russie.


L’idée du « Café Pouchkine » viendrait de la célèbre chanson française de Gilbert Becaud « Nathalie«  dans laquelle il l’invite « à boire un chocolat au Café Pouchkine ». Cette chanson fut écrite en 1968, trente ans avant que l’établissement ne voie le jour à Moscou. Son homologue parisien sera ouvert neuf ans plus tard.


Malgré l’originalité des ingrédients, les desserts russes du Pouchkine ressemblent beaucoup à ceux qu’on a l’habitude de voir en France : à l’époque du poète (Pouchkine est sans doute le poète le plus connu et le plus aimé des Russes), la Russie était en effet très attachée à la France et la cuisine française eut beaucoup d’influence sur la tradition de préparation des repas du tsar et de ses proches.


Quant aux prix des desserts russes du Café Pouchkine, ils sont semblables à ceux de sa grande rivale française, la maison Ladurée (installée aussi à deux pas de là…). Les prix varient entre 4 et 8 euros environ pour les pâtisseries. Le « medovick » qui connaît un franc succès auprès du public français coûte 6,40 euros. Assez peu connu ici, mais adoré en Russie, le Napoléon est à 7,60 euros.


Andrey Dellos ne compte pas s’arrêter là. Il a dévoilé dans plusieurs interviews, son projet de transformer le Pouchkine en une chaîne internationale. Il faut dire qu’il a déjà à son actif, la création du restaurant le plus chic de Moscou : si le Café Pouchkine réussit son implantation à Paris, il est très probable qu’il devienne bien plus que la petite pâtisserie russe du coin…


• Lada Dibrova, pour www.sereni.org

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