Manger avec les doigts : pourquoi ?

L’apprentissage des règles de la table constitue une étape importante de l’éveil de bébé. Ce sont les bonnes habitudes – tout comme les mauvaises- assimilées durant cette période qui conditionnent le devenir de l’être, par son hygiène de vie. Pour accompagner les bambins vers cet épanouissement tant espéré, nombre de parents adhèrent à l’idée qu’il est important d’encourager l’usage de la cuillère.


Or si l’on en croit une étude publiée par le British Medical Journal, les bébés qui abordent la diversification alimentaire avec les doigts, auraient plus de chance d’échapper à l’obésité en grandissant. De fait, il ressort de l’étude une propension des enfants utilisant les doigts, à préférer le pain et les pâtes (sans doutes plus faciles à mâcher que la viande) plutôt que les produits sucrés chers aux enfants nourris à la cuillère.
Pour expliquer ce décalage, les chercheurs avancent que les aliments présentés sous leur forme solide (petits morceaux fondants), pourraient sensibiliser les enfants à la texture de l’aliment plus qu’à son goût. Une notion difficile à appréhender pour les enfants nourris à la purée.


Ils ne sont pas seuls à positiver cette pratique ! Saviez-vous qu’à la faveur de certains adeptes anglo-saxons du « Finger Food » (« nourriture qui se mange avec les doigts », par extension « repas sur le pouce »), cette mauvaise habitude serait devenue la tendance à installer sur les tables branchées de l’Hexagone. Une mode qui permettrait à ses adeptes de faire bonne chère tout en retrouvant le contact décomplexé avec sa nourriture. Détrompez-vous, ici on ne joue pas avec sa nourriture mais on l’apprécie d’autant plus qu’elle met en avant le sens du toucher, dans une ambiance décontractée et conviviale.


Au delà du plaisir léger et assumé, le « manger-main » est également une thérapie visant à rendre de l’autonomie aux patients atteints d’Alzheimer. Elle est testée dans certaines unités d’hébergement prenant en charge cette maladie altérant les facultés cognitives. Il s’agit avant tout d’une approche tentant de lutter contre la dépendance du patient qui oublie parfois jusqu’à l’usage des couverts.

Manger avec les doigts, le libère alors de l’obligation d’être assisté par une tierce-personne. Établis sous le contrôle d’un diététicien, le menu ne présente aucune altération qualitative, comme on pourrait s’y attendre. D’autant plus que le contact direct avec l’aliment, permet au malade de renouer avec le toucher, mais aussi l’odorat contribuant ainsi à stimuler son plaisir et sa mémoire.

? Laissez-vous donc inspirer par le beau temps et ses invitations à déjeuner en plein-air ;
n’hésitez pas à oublier vos couverts !
? Et pourquoi ne pas instaurer chez vous, une journée dédiée au manger-main ?



• Hélène, pour Sereni.tv



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