L’eschscholzia, cousin du coquelicot

eschscholziaPetite fleur à quatre pétales jaunes ou jaune-orangé, l’eschscholzia – pavot de Californie, pavot d’Amérique – est la cousine américaine du coquelicot. Originaire de Californie et du sud-ouest des Etats-Unis, la plante est cultivée pour ses qualités décoratives. Son bouton est oblongue avec une extrémité assez pointue et son fruit en forme de silique allongée renferme ses graines – qui, comme celles du coquelicot, se sèment toutes seules lorsqu’elles sont emportées par le vent. La plante, qui préfère les terres ensoleillées et pousse sur des sols pauvres et bien drainés, peut alors vite devenir envahissante. En France, l’eschscholzia s’est acclimatée en Camargue, où elle colore chaque année les près.

 

Chez l’eschscholzia comme chez le coquelicot, la tige renferme du latex, un liquide visqueux toxique pour l’homme (incolore chez l’eschscholzia et laiteux chez le coquelicot) et la majorité des vertus de la plante sont contenues dans ses pétales.

 

Sommeil réparateur

 

A l’instar de son cousin le coquelicot utilisé pour faciliter l’endormissement des enfants, l’Eschscholzia californica est réputé pour ses propriétés sédatives. Ainsi, l’eschscholzia est autant utilisée pour apaiser les enfants excitables avant la phase d’endormissement que pour traiter les troubles du sommeil de l’adulte. Sédative sans être narcotique, l’eschscholzia combat le stress et réduit la nervosité à l’origine des troubles du sommeil. C’est donc un hypnotique naturel qui facilite l’endormissement, supprime les cauchemars et les réveils nocturnes.

 

Utilisée plus particulièrement par les personnes souffrant d’insomnies, l’eschscholzia permet également de traiter les spasmes douloureux – coliques, irritations de l’intestin, douleurs de la vésicule biliaire, névralgies, crampes accompagnant le sommeil – ainsi que les migraines, et certaines maladies de la peau telles que le psoriasis.

 

Anxiolytique, sédative et antispasmodique, cette plante ne provoque ni accoutumance, ni assuétude, ni effets secondaires mais est contre-indiquée pour les femmes enceintes ou allaitant.

 

Elodie Poinsot pour www.sereni.org



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