La maca, résistante aux climats et aux époques

macaPlante vivace maraîchère à racine pivotante, la maca est cultivée depuis le Néolithique sur les hauts plateaux des Andes (de 3.500 à 4.200 mètres au-dessus du niveau de la mer), au Pérou. Si l’on peut aujourd’hui affirmer la présence de la culture de cette plante à une époque si lointaine, c’est parce que des restes de maca, ainsi que des vestiges d’objets montrant cette culture, ont été identifiés dans une grotte préhistorique de cette région péruvienne.

 

Alors que cette culture, progressivement abandonnée au cours des années 1960 et 1970 à cause du développement de l’agriculture industrielle et des réseaux de distribution, était réduite à une dizaine d’hectares en 1980, les autorités péruviennes, alarmées, développèrent des programmes encourageant sa reprise à cette période. La mention de la maca dans l’un des discours du président péruvien dans les années 1990 lors d’un voyage au Japon constitua également une aide précieuse dans le développement de la culture de la maca. Désormais, suite à d’importantes commandes en provenance du Japon, la culture de la maca s’exporte et s’internationalise.

 

Fortes températures le jour, gel intense la nuit, vents violents, sol semi-désertique… la maca est l’une des très rares plantes à pouvoir survivre et grandir dans des conditions climatiques aussi extrêmes. Et pourtant, parfois surnommée « viagra péruvien », elle renferme des propriétés nutritionnelles et médicinales très recherchées.

 

Action tonique et valeur nutritionnelle

 

Parce que cette plante stimulerait la libido, elle est comparée au viagra, et parce que le marché des compléments alimentaires aphrodisiaques est très lucratif, elle a fait l’objet de licences dans de nombreux pays. Ainsi, la consommation de maca permettrait d’accroître la fertilité et la vigueur sexuelle, de lutter contre les troubles menstruels et de réduire les symptômes de la ménopause, atténuant l’anxiété, la dépression et la dysfonction sexuelle. Cependant, ses vertus aphrodisiaques n’ont jamais été scientifiquement prouvées – les vertus sexuelles des plantes aphrodisiaques étant rarement documentées – et rien n’exclut la possibilité que ses effets sur l’activité sexuelle résultent plutôt de son action tonique sur l’ensemble de l’organisme.

 

Au Pérou, la maca est principalement consommé pour sa valeur nutritionnelle. Cru, cuit ou séché, ce tubercule riche en calcium et potassium, contient des oligo-éléments essentiels (fer, iode, cuivre, manganèse et zinc) ainsi que des acides gras et 19 acides aminés. Sa racine séchée, quant à elle, – composée de près de 75 % de glucides, 14 % de protide, 8 % de fibres et 2 % de glucides – renferme la valeur nutritionnelle du riz ou du blé. Dans les hauts plateaux des Andes péruviennes, où la maca est consommée à hauteur de 500 g par jour environ, elle sert à la préparation de biscuits, gâteaux, chips et boissons.

 

La consommation de maca tonifierait l’organisme, stimulerait le système immunitaire et soulagerait le stress et la dépression de la même manière qu’il traiterait la constipation ainsi que les douleurs articulaires. En résumé, la maca agirait comme un adaptogène, autrement dit une plante augmentant la capacité du corps à s’adapter aux différents stress, à l’instar du ginseng. D’où son autre appellation : le ginseng péruvien.

 

Elodie Poinsot pour www.sereni.org

 

 

 



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