La canneberge en prévention des infections urinaires

Plus connue sous le nom anglophone de « cranberry », la canneberge ou « grande airelle rouge d’Amérique du Nord » (« ataca » ou « atoca » au Québec) est un arbrisseau des tourbières, qui évolue dans les régions froides et humides.


sa capacité antioxydante (deux fois plus de polyphénols que le raisin) en fait un allié de choix dans la prévention de plusieurs types de cancer

Originaire d’Amérique du Nord, il a donné son nom aux petites baies rouges qu’il porte. Ce sont les Amérindiens qui les premiers, font entrer la canneberge dans leur alimentation et médecine, s’en servant également en teinture. Par la suite, les colons anglais l’adopteront dans leur menu de Thanksgiving, notamment dans une sauce d’accompagnement servie avec la dinde traditionnelle. Popularisée depuis peu en France, on la consomme surtout sous forme de jus, obtenu par pression des baies fraîches.


Ce jus acidulé, âpre et rafraîchissant préviendrait des infections du système urinaire chez les femmes. Plus spécifiquement, des études menées au début des années 2000 ont mis en valeur la canneberge dans le traitement et la prévention de la cystite E.coli.  La précieuse baie riche en vitamine C et antioxydants de type A (en particulier la proanthocyanidine), empêcherait certaines bactéries responsables de la cystite, d’adhérer à la vessie et de causer l’infection. Dépourvues de point d’ancrage, ces bactéries seraient alors éliminées par les voies naturelles. C’est cet usage qui a notamment contribué à populariser la baie dans nos régions.

Mieux, sa capacité antioxydante (deux fois plus de polyphénols que le raisin) en ferait un allié de choix dans la prévention de plusieurs types de cancer. Ses flavonoïdes permettraient effectivement, de neutraliser les radicaux libres, prévenant ainsi l’apparition des maladies cardiovasculaires et autres maladies liées au vieillissement. Depuis 2001, une étude a encore démontré son rôle non négligeable dans la prévention de la formation de plaque dentaire propice au développement des caries. Pour ces diverses vertus médicinales et gustatives, la canneberge a investi depuis quelques années, le marché des compléments alimentaires ainsi que celui des boissons.


Traitement préventif



– Boire de 80 ml à 160 ml de jus pur par jour (250 ml à 500 ml / jour pour un mélange à base de jus de canneberge) ou prendre deux fois par jour, de 300 mg à 400 mg d’extrait sous forme de capsules ou comprimés. Ou si possible, consommer de 125 ml à 250 ml par jour, de fruits frais ou congelés.


Conseil à l’achat



– La plupart des jus commercialisés sur le marché, ont une teneur élevée en sucre et une acidité prononcée. Très souvent, on leur ajoute aussi des arômes et colorants artificiels. Pour préserver l’hygiène buccale et limiter la consommation de sucre et d’additifs, préférer l’achat d’un jus pur ou d’un concentré (quantité d’eau à doser par vous-même).


• Hélène, pour www.sereni.org



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